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Les conditions de vie des habitants du Nord-Pas-de-Calais sous l'occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale

Seminararbeit 2010 19 Seiten

Didaktik - Französisch - Landeskunde

Leseprobe

Inhalt

I. Introduction

II. Données fondamentales sur l’occupation après l’invasion allemande
II.1. La situation de la France en général
II.2. L’importance du Nord-Pas-de-Calais pour les Allemands

III. Conditions de vie difficiles sous l’occupation allemande
III.1. La signification du découpage du territoire pour les habitants
III.2. Les conditions de vie sociale

IV. Les déchirements des habitants
IV.1. La Première Guerre mondiale revivant dans la mémoire
IV.2. L’absence de la cohérence dans la société française et le désespoir
IV.3. La réaction des habitants à la situation

V. Brutalité et violence à cause des mesures de terreur
V.1. L’occupation puissante dans le Nord-Pas-de-Calais
V.2. La répression : Punition, prise d’otages, persécutions et déportation

VI. L’influence de l’occupation sur l’identité des habitants

VII. Conclusion

VIII. Bibliographie/ Appendice

I. Introduction

Après que la France fut vaincue par les Allemands entre mai et juillet 1940, la défaite totale se passa et Pétain[1] déclara l’armistice avec les Allemands. Pendant quatre ans les Français étaient terrorisés par les occupants allemands et ils habitaient leur propre pays avec une anxiété permanente. En comparant la situation des autres régions françaises avec celle du Nord-Pas-de-Calais, on peut dire que c’étaient les habitants du Nord-Pas-de-Calais qui souffraient le plus. Pour eux, la vie était la plus difficile parce que cette région fut occupée pour la deuxième fois et l’occupation de la première guerre mondiale revint à la mémoire des habitants. De plus, elle était la seule région rattachée au commandement militaire de Bruxelles qui n’avait pas de contact avec les autres régions. La raison pour l’occupation de la Bretagne était par exemple, qu’elle eut une position géostratégique essentielle concernant un débarquement allemand en Angleterre, mais le Nord-Pas-de-Calais fut en plus exploité par les Allemands. En outre cette région-là avait un rôle plus résistant que par exemple la Bretagne où seulement une ou deux pour cent de la population résista. L’Alsace avait aussi un rôle moins résistant que le Nord-Pas-de-Calais parce que l’Alsace faisait partie soit de l’Allemagne soit de la France et les Alsaciens se sentaient un peu allemand. Le peuple du Nord-Pas-de-Calais souffrait beaucoup parce que les actes de la résistance provoquèrent des réactions violentes des troupes allemandes.

Ainsi, la vie des Français dans le Nord-Pas-de-Calais était très difficile. Mais pourquoi et dans quel sens exactement ont-ils souffert tant pendant quatre ans ? Quels sont les facteurs de la vie difficile qui ont joué un rôle dans ce temps-là sous l’occupation allemande ? Ce sont les questions entre autres, auxquelles cet exposé écrit répondra. Le thème central c’est « les conditions de vie des habitants du Nord-Pas-de-Calais sous l’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale ».

Premièrement quelques données fondamentales seront mentionnées pour qu’on puisse s’imaginer la grave situation de la France sous l’occupation. Deuxièmement des facteurs qui ont aggravé les conditions de vie seront évoqués pour montrer sous quel contrôle le peuple devait vivre et pour montrer l’influence de ce contrôle sur les habitants. Troisièmement on changera la perspective pour décrire les déchirements des habitants en évoquant des aspects qui ont influencé la douleur de ces gens-là. Ensuite des informations sur les moyens violents, dont les Allemands se sont servis pour susciter la peur du peuple et pour sanctionner la résistance, seront données. Finalement on parlera de l’influence de l’occupation sur l’identité des habitants pour supposer quel rôle elle a pour les générations suivantes.

II. Données fondamentales sur l’occupation après l’invasion allemande

Le 10 mai 1940, c’était le début de l’assaut des Allemands, dirigé contre les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et la France. Après la défaite des armées néerlandaise et belge, les divisions blindées allemandes attaquèrent la France par les Ardennes sans difficulté. Pour les Français, cette attaque fut un effet de surprise parce que pour eux, les Ardennes étaient infranchissables par les chars. Les Français étaient vaincus en 6 semaines bien qu’ils soient aidés par les alliés britanniques. L’invasion était un désastre et l’armée française n’avait plus de réserves. De ce fait, c’était la défaite totale fut décidée le 12 juin 1940.[2]

II.1. La situation de la France en général après l’invasion

Après l’invasion, la situation de la France était dramatique. À la fin, 92000 soldats étaient tués et 1,6 million étaient faits prisonniers. À cause de la grande panique qui se répandit, près de 8 millions de personnes voulurent fuir les Allemands en essayant de gagner le Sud, ce qui aboutit à un grand désordre.[3] Dans le Nord-Pas-de-Calais, les destructions étaient énormes. « Voies de chemin de fer coupées, canaux obstrués par quatre mille carcasses de péniches, centraux téléphoniques sabotés. »[4] Même les Allemands étaient surpris par l’ampleur des destructions. Une conséquence de la situation dramatique était l’ampleur du pillage en sorte que les habitations étaient dévastées. En outre, les institutions importantes disparurent et la menace de famine fut en augmentation jusqu’à ce que les Allemands aient distribués des vivres aux civils.[5]

Le 22 juin 1940, la France signa l’armistice avec l’Allemagne après que Pétain eut ouvert les négociations avec le Reich, car il voulait recevoir une bonne place dans le nouvel ordre hitlérien en pariant sur la victoire de l’Allemagne ; la collaboration fut décidée. Les conditions de l’armistice étaient très dures, même si Hitler laissa subsister un gouvernement français, une façon qui facilitait l’occupation. Une des conventions était que l’armée française fut réduite. Auprès des frais qu’ils devaient payer, les étrangers réfugiés furent livrés aux nazis.[6] Mais la condition la plus dure était le découpage du territoire, démembré en plusieurs zones[7]: Ainsi, il s’élabora la zone sud, qui était coupée du Nord par une ligne de démarcation où le régime de Vichy avait l’autorité complète. Par contre, la zone occupée comprenait toute la moitié nord de la France avec Paris et toute la façade maritime occidentale. Elle se composait de deux sous-zones qu’on appelait la zone interdite qui isolait le Nord-Pas-de-Calais de la zone d’occupation principale et la zone réservée qui se trouvait entre la zone occupée et l’Alsace-Lorraine. Ensuite, la zone rattachée comprenait le Nord-Pas-de-Calais qui était rattachée au commandement allemand de Bruxelles et la zone annexée comprenait l’Alsace-Lorraine ayant déjà été annexée au Reich.[8]

II.2. L’importance du Nord-Pas-de-Calais pour les Allemands

Pendant toute la guerre les Allemands portaient un intérêt particulier au Nord-Pas-de-Calais pour lequel il y avait plusieurs raisons : Premièrement, les Allemands avaient l’idée que le Nord de la France était l’espace germanique, ce qui avait déjà marqué la littérature nationaliste de la première moitié du XIXe siècle ; ils voulaient intégrer cette idée dans leur conception du monde. Pour eux, il existait un mélange de peuples artificiellement rassemblés, parmi lesquels on distinguait les Bretons, les Occitans, les Basques, les Catalans et les Germains. Leur existence fut découverte dans le Nord-Pas-de-Calais bien que la France vouait depuis longtemps ses métissages. En conséquence, ces clichés de l’héritage germanique fut une des raisons pour des intentions annexionnistes en secret.[9]

Deuxièmement, les occupants voulaient sauvegarder les intérêts économiques et industriels du Reich et ils exploitèrent l’économie[10] parce que le Nord de la France était la grande région ouvrière française. Plus de la moitié industrielle travaillait dans l’industrie, dont trois quarts travaillait dans le secteur du charbon, de la métallurgie et du textile.[11] C’est la raison pour laquelle l’occupant s’occupa de la reconstruction de l’activité industrielle, après en avoir détruit la plupart, de sorte qu’en été, les civils reprirent le travail aux mines et dans les autres secteurs.[12] Ensuite le Nord-Pas-de-Calais était la région la plus septentrionale et restait une zone d’opérations militaires contre l’Angleterre.[13]

III. Conditions de vie difficiles sous l’occupation allemande

Pendant quatre ans, les conditions de vie sous l’occupation allemande étaient très dures dans le Nord-Pas-de-Calais. D’après l’armistice, c’était le gouvernement de Vichy, dont les responsables étaient Pétain, Laval et Darlan, qui exerçait son autorité sur la zone libre et qui pouvait légiférer pour l’ensemble du territoire français si l’occupant donnait son approbation.[14] Comme interlocuteurs, les deux préfets obtinrent le pouvoir sur les deux départements.[15] Les autres régions dans la zone occupée étaient rattachées au commandement militaire en France, subordonnées à Paris, sauf le Nord-Pas-de-Calais, qui fut « placé sous l’autorité directe de l’Oberfeldkommandantur 670 de Lille, qui, elle-même, recevait ses ordres du commandement militaire de Belgique. »[16] Jusqu’à la fin de l’occupation, le Nord-Pas-de-Calais resta sous l’autorité du commandement militaire de Belgique et les Allemands gardèrent un silence sur leurs intentions d’une annexion au Reich; les civils vivaient dans une incertitude persistante.[17]

III.1. La signification du découpage du territoire pour les habitants

Pour les habitants du Nord-Pas-de-Calais, le découpage du territoire pendant les années 1940 signifiait l’isolement complet parce qu’ils avaient l’impression d’être rejetés du territoire national. Pour eux, le découpage avait une grande influence sur la vie quotidienne parce que le barrage sur la Somme était infranchissable aux habitants et la responsabilité concernant le secteur commercial et administratif incomba au commandement militaire de Bruxelles. Au début de l’occupation, il y avait environ un million de civils du Nord-Pas-de-Calais qui prirent les chemins de l’exode, dont une partie atteignit les départements du midi. Après que l’armistice fut signé en juillet 1940, les habitants voulurent retourner au pays. Pendant les premiers jours, le rapatriement était possible parce qu’il y avait seulement une ligne de démarcation qui démembrait la zone libre de la zone occupée. Mais en établissant une deuxième ligne de démarcation, la ligne de la Somme qui coupa le Nord-Pas-de-Calais du reste de la France, le rapatriement pour les habitants était très difficile.[18] De ce fait, « non seulement les réfugiés ne [pouvaient] rejoindre leurs foyers, mais les habitants du Nord-Pas-de-Calais [étaient] prisonniers de leur zone ».[19] Cela veut dire qu’ils se considéraient comme otages et pour ceux qui obtinrent la permission de quitter la région, le retour était sans espoir. En outre, les habitants subissaient le blocus du courrier, ce qui était très dur pour les familles déjà séparées, de ne pas avoir la permission de correspondre. Dès novembre, il y avait un durcissement concernant le contrôle car les Allemands multiplièrent les obstacles aux civils de sorte que la vie fut menée de plus en plus difficile. En février on avait constaté que la frontière était imperméable aux hommes et aussi aux choses.[20] Concernant la politique de collaboration, les services français de l’armistice firent des efforts et négocièrent pour obtenir la permission de retour de plusieurs personnes, mais seulement peu de personnes, dont la profession semblait indispensable pour l’économie, reçurent la permission. C’était seulement le 1er mars 1943 que les Allemands abolirent toutes les lignes de démarcation.[21]

[...]


[1] Pétain était le maréchal du Vichy. Pétain et Laval déclarèrent l’armistice et ils demandèrent l’ouverture de négociations avec le Reich. En collaborant, ils espérèrent que la question du Nord-Pas-de-Calais se réglerait. Cf.: Dejonghe, Etienne : le Nord et le Pas-de-Calais pendant la première année d’occupation : Un régime d’exception. In : Revue du Nord 306 (1994). S.493.

[2] Dejonghe, Etienne/Le Maner, Yves: Le Nord-Pas-de-Calais dans la main allemande 1940-1944. Lille 2000. P. 24-44; www.hisgeo.com/Site/Contenu/LesCours/HisCours/Vichy01.html :1èrepartie; www.ihtp.cnrs.fr/prefets/belgique_france_nielen.html : Dans « Défaite et armistice ».

[3] www.hisgeo.com/Site/Contenu/LesCours/HisCours/Vichy01.html : 1ère partie.

[4] Dejonghe, Etienne/Le Maner, Yves: Le Nord-Pas-de-Calais dans la main allemande 1940-1944. Lille 2000.P.75.

[5] Ibid.:P.75.

[6] www.hisgeo.com/Site/Contenu/LesCours/HisCours/Vichy01.html : 1ère partie.

[7] Voit la carte dans l’appendice.

[8] www.ihtp.cnrs.fr/prefets/belgique_france_nielen.html: Dans « Le cas français ».

[9] Dejonghe, Etienne/Le Maner, Yves: Le Nord-Pas-de-Calais dans la main allemande 1940-1944. Lille 2000. P.80-81.

[10] Ibid.: P.149.

[11] Ibid.: P.144.

[12] Ibid.: P.76-77.

[13] Dejonghe, Etienne : Le Nord et le Pas-de-Calais pendant la première année d’occupation (juin 1940-juin 1941), dans: Revue du Nord 203 (1969). P.680.

[14] www.ihtp.cnrs.fr/prefets/belgique_france_nielen.html: Dans : « Le cas français ».

[15] Piquet, Nathalie : Charbon-Travail forcé-Collaboration. Der nordfranzösische und belgische Bergbau unter deutscher Besatzung, 1940-1944. Essen 2008. P.86.

[16] Dejonghe, Etienne : Le Nord et le Pas-de-Calais pendant la première année d’occupation (juin 1940-juin 1941), dans : Revue du Nord 203 (1969). P.679.

[17] Ibid. : P.679.

[18] Dejonghe, Etienne/Le Maner, Yves: Le Nord-Pas-de-Calais dans la main allemande 1940-1944. Lille 2000.P.86.

[19] Ibid.: P.86.

[20] Ibid.: P.86-87.

[21] Ibid.: P.87.

Details

Seiten
19
Jahr
2010
ISBN (eBook)
9783640737307
ISBN (Buch)
9783640737550
Dateigröße
671 KB
Sprache
Französisch
Katalognummer
v160513
Institution / Hochschule
Ruhr-Universität Bochum – Institut für Romanistik
Note
1,3
Schlagworte
Nord-Pas-de-Calais Seconde Guerre mondiale Zweiter Weltkrieg l'occupation allemande deutsche Besatzung vie difficile Lebensbedingungen der Franzosen les régions francaises conditions de vie guerre

Autor

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Titel: Les conditions de vie des habitants du Nord-Pas-de-Calais sous l'occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale