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La chanson révolutionnaire dans la Commune. Origines et développement

Hausarbeit 2013 15 Seiten

Romanistik - Französisch - Landeskunde / Kultur

Leseprobe

Table des matières

l.Introduction

2. Qu’est-ce que c’est la Commune ?
2.1 La culture musicale dans la Commune
2.2 La Semaine Sanglante dans la chanson

3. Pierre-Jean de Béranger

4. La chanson révolutionnaire : le « reflet d’une époque »

5. Conclusion

Bibliographie

1. Introduction

Dans cet essai j’ai décidé de considérer la chanson révolutionnaire, en identifiant ses caractéristiques principalement en rapport à la période de la Commune.

Après un bref cadre historique, on va examiner la culture de la chanson dans la Commune, en dirigeant l’attention sur des auteurs fondamentaux comme Pottier et Clément. On va se focaliser surtout sur la production qui concerne la Semaine Sanglante, en cherchant à isoler les traits distinctifs de la chanson de la révolution. De plus, afin de comprendre au mieux ses caractéristiques et son importance, on va prendre en considération aussi le chanteur Pierre-Jean de Béranger, personnage très important dans l’histoire de la chanson politique française. Pour terminer, on va réfléchir sur le développement de la chanson révolutionnaire française, pour éclaircir sa position dans l’histoire. Malgré les nombreuse clés de lecture et la difficulté d’isoler le concept de ‘chanson révolutionnaire’, j’essaye de donner un cadre complet de ce qu’est la chanson de la révolution, dans quels termes on peut en parler et où elle est colloquée dans l’histoire. En outre ce travail veut être un exemple de la possibilité d’analyser un fait historique à travers la littérature spécifique des chansons, qui sont normalement sous- estimées, mais qui recouvrent en réalité un rôle très important dans la culture d’un peuple.

2. Qu’est-ce que c’est la Commune ?

La Commune de Paris est une période insurrectionnelle de l'histoire de Paris qui dura un peu plus de deux mois, du 18 mars 1871 jusqu’à à la « Semaine sanglante », qui a u lieu du 21 au 28 mai 1871. Cette insurrection installa à Paris un contre-gouvernement, opposé au pouvoir officiel de la République installé à Versailles, et établit pour la ville une organisation proche de l'autogestion.

Après la guerre franco-prussienne de 1870, Paris était vraiment éprouvée : la guerre avait profondément marqué la ville et la population a souffert à cause de hauts impôts et de la faim. En outre l’atmosphère était vraiment agitée parce que les Parisiens, après beaucoup de sacrifices et de résistance, ne pouvaient supporter l’armistice qui déterminait une grande influence et intromission de la Prusse.

L’insurrection communaliste à Paris déboute le 18 mars par l’échec du coup de main gouvernemental à Montmartre et à Belleville. Dans ce climat de tension, Adolphe Thiers se méfie de la population et il ordonne, dans la nuit du 17 au 18 mars, de reprendre les canons parisiens installés à Montmartre et Belleville. La population en est informée et se réunit aussitôt pour empêcher les soldats d’agir. Le soir, les fédérés occupent l’Hôtel de Ville, et le Comité central de la Garde national y tient sa première réunion.

Toutefois le siège de Paris est constant et le 21 mai les troupes du gouvernement républicain conservateur, guidées par le général Mac-Mahon, arrivent à forcer l’entrée occidentale de la ville. La résistance de la part des citoyens est très forte, toutefois l’artillerie moderne des soldats est beaucoup supérieure et provoque un carnage. La guérilla urbaine va durer une semaine, mais le 28 mai la dernière barricade cède et le général déclare la ville reconquise : même plus tard, la répression touchera quiconque a appuyé la Commune dans n’importe quelle manière.

2.1 La culture musicale dans la Commune

Pendant les deux mois dans lesquels le peuple a détenu le pouvoir, les Parisiens n’ont manqué d’exprimer leurs sentiments dans différents types des journaux : soit dans illustres quotidiens à grand tirage que dans de modestes feuilles on trouve des poèmes qui pouvaient être aisément chantés, même si l’air n’était pas toujours indiqué. Au même temps, beaucoup de chansons des paroliers professionnels ou occasionnels sont publiées sur feuilles volantes et vendues dans les rues. Vue la durée limitée de la période de la Commune, on peut penser que la production musicale est peu nombreuse (en effet les grands chansonniers tels que Pottier ou Clément n’ont presque eu le temps d’écrire et de publier), mais au contraire il y a beaucoup de chansons et poèmes qui vivaient seulement oralement. De plus, la production aujourd’hui peut sembler dépouillée aussi parce que différents poèmes qui ont été écrits, ont été puis perdus ou détruits pendant la répression afin qu’ils ne soient pas transmis.

De ce point de vu, je partage complètement l’idée de Louis-Jean Calvet, selon lequel les textes, « la thématique des chansons, nous en disent souvent sur l’époque beaucoup plus que tous les livres d’histoire : ils racontent la société » (Calvet 1981 : 119). En effet on peut tranquillement comprendre le déroulement d’un événement et les sentiments qui l’ont caractérisé à travers l’analyse des chansons qui ont été composées et chantées, parce qu’elles reflètent l’atmosphère et l’âme d’une époque. Donc si la chanson, comme la littérature, est le miroir de la société, on obtient que à cette époque-là les chansons et les poèmes reflètent l’incertitude et les différents aspirations des couches sociales de la population parisienne, inspirée des sentiments soit patriotiques que sociales. Le patriotisme se retrouve dans plusieurs chansons écrites (et réécrites) dans cette période ; par exemple, on cite ‘La Marseillaise ’de la Commune, version de La Marseillaise créée exprès pour la Commune de Paris :

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‘La Marseillaise ’de la Commune est une chanson de Mme Jules Faure écrite en 1871, sur la musique de la Marseillaise de Rouget de l'Isle. Ce chant est un exemple très représentatif de chanson contestataire, dans laquelle un individu ou une collectivité manifestent le mécontent et souvent la critique envers la réalité sociale du temps. Pour comprendre ce qu’est une chanson contestataire on fait référence aux concepts de chanson politique et chanson engagée, traités soit par Serge Dillaz dans son livre La chanson française de contestation. Des barricades de la Commune à celles de mai 1968 que par Louis-Jean Calvet (dans Chanson et société). Dans la chanson politique ceux qui sont au pouvoir ou qui voudraient l’être expriment leurs intentions politiques et on peut bien le voir dans la strophe numéro cinq de la chanson dessus citée : ici on fait référence au gouvernement précédent (celui d’Adolphe Thiers, qui avait déçu les attentes du peuple et restreint son autonomie), que le peuple ne peut plus supporter ( ‘Le peuple est sourd à vos accents’) à cause des promesses de liberté pas maintenues (‘Assez de phrases solennelles, // Assez de mots vides de sens’). En outre, le chant en question n’est pas seulement une chanson politique, mais aussi une chanson engagée, qui n’a pas forcément un thème politique (même si dans ce cas et dans beaucoup d’autres il y en a), mais peut par contre concerner aussi matières religieuses ou même d’écologie. L’appel est une caractéristique importante de ce type de chanson: le chantant ne veut seulement partager son opinion, mais il veut mobiliser le public et l’inciter à réagir. Toujours en reprenant la chanson de Mme Jules Faure, on peut remarquer cet aspect surtout dans le refrain, qui présente des verbes tous à la première personne plurale ('Chantons’, ‘Défendons’, ‘Marchons’), plus le mot 'peuple’, qui recueillit et explicite le destinataire de ces exhortations. On peut de plus souligner que les chansons politiques et engagées se servent souvent d’un sentiment de patriotisme, en jouant sur l’unité que celui-là créée dans les destinataires pour renforcer le message que l’auteur veut transmettre. Dans la chanson qu’on vient d’analyser on peut aisément relever les mots qui signalent un caractère patriotique : mots qui se réfèrent aux personnes, tels que ‘Français’, ‘frères’, ‘peuple’, ‘guerriers’, renforcés parfois par l’article possessif (come dans le cas de ‘nos frères morts’ ou 'tes fiers guerriers’), ou même mots qui évoquent un symbole commun, comme par exemple ici l’image du drapeau (au vers deux).

Finalement, autre aspect également important qui émerge de la chanson de contestation avec le but d’inciter, d’exhorter à agir, c’est la perspective d’une vie meilleure, digne et heureuse. Dans les deux dernières strophes de la chanson que j’ai choisi d’analyser , j’ai marqué ces éléments : on fait d’abord référence à la gloire du passé {‘lauriers’, ‘rang’, ‘antique gloire ’ ), en provoquant une sorte de nécessité de rétablir l’ordre préexistent, et puis on projette un image du futur, de l’objectif final qu’on doit atteindre : 'laplus belle victoire’, ‘la conquête de tes droits’, ’ tes plus beaux exploits’ pour obtenir enfin des pouvoirs et écrire les résultats obtenus dans le livre de l’histoire.

Il y a clairement beaucoup de chansons de la période qui partagent les mêmes caractéristiques et les mêmes buts. On peut citer par exemple Paris et son peuple de Guillaume de Budt ( ‘Le vois-tu bien, fier tyran d’outre-tombe ce que Paris peut faire en un seul jour ?’ [...] ‘Paris est libre et son peuple vainqueur’ [...] ‘ Encore un mot, frères patriotiques : rallions-nous sous le même drapeau’ [...] ‘sous le soleil de la Fraternité’) ou encore beaucoup d’autres chants, même anonymes, qui suivent cette ligne.

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Details

Seiten
15
Jahr
2013
ISBN (eBook)
9783656431923
ISBN (Buch)
9783656439554
Dateigröße
478 KB
Sprache
Französisch
Katalognummer
v215215
Institution / Hochschule
Albert-Ludwigs-Universität Freiburg
Note
1,0
Schlagworte
Commune chanson révolution Béranger

Autor

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