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Léopold Sédar Senghor. Entre négritude et francophonie

La littérature engagée

Hausarbeit (Hauptseminar) 2013 16 Seiten

Romanistik - Französisch - Literatur

Leseprobe

Table de matière

1 Introduction

2 Léopold Sédar Senghor
2.1 Biographie: homme politique et poète
2.2 Négritude et Francophonie

3 Hosties noires
3.1 Contenu
3.2 Poème liminaire
a) contextualité:
b) la fonction du poète:
c) analyse rythmique et stylistique:
d) racines africaines:
e) racines européennes:

4 Paradoxes et critiques

5 Conclusion

6 Bibliographie:

1 Introduction

Cette étude se situe dans le cadre d'un séminaire de littérature engagée et avance un travail sur un écrivain engagé dans deux courants culturels et politiques du 20ᵉ siècle, pas evidemment compatibles: la négritude et la francophonie.

En se fondant sur la vie et l'œuvre de Lèopold Sédar Senghor, auteur et politicien d'origine sénégalaise, je veux démontrer comment ces deux courants sont d'un côté paradoxal, d'un autre complémentaire, cela surtout grâce à la contribution spécifique de Senghor, qui est au travers de l'influence de ses œuvres poétiques un grand défenseur de la négritude et un des pricipaux initiateurs de la francophonie.

Pour éclairer l'importance de l'auteur pour la négritude et la francophonie, je considère primordial de commencer par une brève biographie en mettant l'accent sur les évènements de sa vie, qui démontrent la double culture qu'il a d'un côté reçu de son pays de naissance et celle qu'il a acquise en apprenant le français et le latin.

Ceci suivi par une définition des courants de la négritude et de la francophonie, générale et senghorienne.

Puis en analysant le „ poème liminaire” du deuxième recueil de Senghor, Hosties noires (1948), je démontre, comment l'auteur arrive à y faire une synthèse entre culture française et africaine, et ainsi une connection simultanée entre engagement envers la négritude et la francophonie.

Par la suite je relève quelques aspects paradoxaux et critisés de l'œuvre poétique et politique de Senghor et du fait d'unir les courants de la négritude et de la francophonie.

Pour conclure je veux encore une fois mettre en évidence la valeur de l'œuvre entière de Léopold Sédar Senghor, son importance pour les deux courants, la négritude et la francophonie, et la situation scindée dans laquelle il se trouva pendant toute sa vie.

2 Léopold Sédar Senghor

2.1 Biographie: homme politique et poète

Grand-croix de la Légion d’honneur

Grand-croix de l’ordre national du Mérite

Commandeur des Arts et des Lettres

Commandeur des Palmes académiques

Grand-croix de l’ordre du Lion du Sénégal

Chef d’État

Poète[1]

Léopold Sédar Senghor est né le 9 octobre 1906 à Joal, un petit village au sud-est de Dakar (Sénégal), royaume sérère, qui est devenu protectorat français en 1891.

Le surnom de la famille Senghor, d'origine portugaise, fort ancienne (les Lusitaniens ayant installé des comptoirs sur la côte sérère dès le XVIᵉ siècle), ainsi que son premier prénom chrétien Léopold et son deuxième prénom Sédar, un nom authentiquement africain signifiant 'celui qui n'a pas honte', démontrent tout le remarquable métissage culturel, entre ancêtres noirs et colonisateurs européens, dans lequel il a vécu sa jeunesse.

A l'âge de huit ans L.S. Senghor fait ses études à la mission catholique de Ngasobil, puis au collège Libermann où il suit une éducation épiscopale. Prenant des distances avec la religion, il aborde son enseignement secondaire au Cours laïque à Dakar.

A cette époque il était déjà fasciné par la littérature française. Ayant alors passé son baccalauréat, il reçoit une demi-bourse du gouvernement pour faire ses études littéraires à Paris, à la Sorbonne. L'étudiant passioné et engagé fait connaissance d'Aimé Césaire et Léon-Gontran Damas en 1930. Il est naturalisé français en 1932, afin de recevoir l'agrégation de grammaire (ce qu'il achève en 1935).

En 1934, Senghor, Césaire et Damas créent la revue L'Etudiant noir, dans laquelle est impliqué pour la première fois le terme négritude. Ayant pour premiers collaborateurs une dizaine d'étudiants noirs, ceci était une réaction au racisme toujours prévalent en France. Le terme devait donner une nouvelle connotation plus positive au mot nègre, impliquant une célébration de la culture africaine et non plus la signification péjorative que le mot connait depuis la colonisation.

Dans les années 1935 à 1937 Senghor débute sa carrière de professeur de français. Entre temps il adhère au parti socialiste et rejoint ainsi la politique, où il se prononce fortement contre l'assimilation coloniale.

Malgré sa naturalisation Senghor est mobilisé et affecté dans un régiment d'infanterie coloniale. Il passe deux ans dans divers camps de prisonniers, après avoir été capturé par des soldats allemands. En 1942 il est libéré pour raison de santé et reprend son enseignement.

Pendant un de ses voyages de recherche sur la poésie sérère, le chef de file locale des socialistes lui propose de devenir candidat à la députation et est ainsi élu député de la circonscription Sénégal-Mauritanie à l'Assemblée nationale française où les colonies viennent d'obtenir le droit d'être représentées.

Il se marie avec sa première femme Ginette Éboué, fille de Felix Éboué.

Léopold Sédar Senghor fonde en 1948 avec Mamadou Dia le Bloc démocratique sénégalais (BDS) et le journal La Condition humaine, ce qui lui apporte beaucoup de succès et de soutien populaire.

La même année année il publie une Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache, précédée par la célèbre préface de Jean-Paul Sartre „ Orphée noir”.

Réélu député en 1951, sa présence dans la presse et dans l'Assemblée s'accroît.

Entre temps, il divorce de sa première femme, et se remarie avec Colette Hubert, une Française, originaire de la Normandie.

En juin 1960 l'indépendance du Sénégal est proclamée; en août, la mésentente avec le Mali provoque la dissolution de la fédération. En septembre Senghor est élu président de la République du Sénégal.

En 1963 il reçoit le Grand Prix international de poésie. L'année suivante les Editions du Seuil réunissent les propos et écrits de Senghor sur les rapports entre négritude et humanisme, dans un premier volume Liberté dont quatre autres seront publiés. Déjà largement honoré, il est élu à l'Académie des sciences morales et politiques en 1969.

Après avoir été reconduit pour son cinquième mandat de présidentielle sénégalaise, il quitte volontairement le pouvoir en 1980 en faveur d'Abdou Diouf. Dès lors il vit principalement en Normandie et se consacre à l'écriture.

L'écrivain est élu à l'Académie française en 1984, dont il est le premier Africain à y siéger.

Léopold Sédar Senghor décède le 20 décembre 2001 dans sa propriété normande de Verson. Ses funérailles se dérouleront à Dakar.

L'année 2006 est élue l'année de la francophonie et de la commémoration du centenaire de la naissance de Léopold Sédar Senghor.[2]

[...]


[1] [n.a.], Académie fran ç aise, site officiel.

[2] cf. Djian (2005), p.201ff.; cf. Académie fran ç aise, site officiel.

Details

Seiten
16
Jahr
2013
ISBN (eBook)
9783668037779
ISBN (Buch)
9783668037786
Dateigröße
444 KB
Sprache
Französisch
Katalognummer
v304183
Institution / Hochschule
Johannes Gutenberg-Universität Mainz – Romanisches Seminar
Note
1,7
Schlagworte
Afrique Senghor engagement negritude francophonie Hosties noires

Autor

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Titel: Léopold Sédar Senghor. Entre négritude et francophonie