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Les compétences et les performances des entrepreneurs dans un système d’accompagnement. Le cas des bénéficiaires des kits d’installation dans la région des Hauts-Bassins.

Akademische Arbeit 2019 78 Seiten

BWL - Unternehmensführung, Management, Organisation

Leseprobe

SOMMAIRE

DEDICACE

REMERCIEMENTS

RESUME

SOMMAIRE

LISTE DES TABLEAUX

LISTE DES FIGURES

SIGLES ET ABREVIATIONS

INTRODUCTION GENERALE

PREMIÈRE PARTIE : LE CADRE CONCEPTUEL ET THÉORIQUE ET LES ORIENTATIONS MÉTHODOLOGIQUES

Chapitre 1 : cadre conceptuel et la revue de la littérature
I. Cadre conceptuel
II. Revue de la littérature

Chapitre 2 : Cadre théorique de l’étude, la méthodologie et la présentation de l’échantillon et de la zone d’étude
I. Le cadre théorique de l’étude
II. Le choix de la posture épistémologique, le rappel de la méthodologie et la présentation de l’échantillon
III. La présentation du système d’accompagnement et la zone d’étude

DEUXIÈME PARTIE : LE CONTEXTE EMPIRIQUE, LES RÉSULTATS, LEUR DISCUSSION ET LES IMPLICATIONS MANAGÉRIALES

Chapitre 1 : analyse des résultats
I. Analyse factorielle exploratoire
II. Analyse factorielle confirmatoire
III. La validation prédictive de la structure compétence-performance

Chapitre 2 : Discussion des résultats, leurs implications et les limites & perspectives
I. Discussion des résultats
II. Les implications des résultats
III. Contributions, limites et perspectives

CONCLUSION GENERALE

Bibliographie :

TABLE DES MATIERES

Annexes

DEDICACE

Je dédie ce travail à ma très chère maman OUEDRAOGO Asséta et à mon cher papa VALIAN Dagnimsom Tasséré qui m’ont soutenu inconditionnellement depuis les premiers moments de mon entrée à l’école jusqu’à nos jours.

REMERCIEMENTS

Nous remercierons le corps professoral de l'Université Aube Nouvelle pour la qualité des enseignements reçus. Nous témoignons notre reconnaissance au Pr Birahim GUEYE qui a accepté d’accompagner ce travail. Nous lui remercions particulièrement pour sa disponibilité et sa volonté manifeste à soutenir les étudiants. Nous remercierons aussi le Dr Eric Michaël LAVIOLETTE, HDR, pour les orientations apportées dans le choix du thème. Nous remercierons les personnalités suivantes :

- Dr Adama ZERBO, pour ses encouragements multiples dans mes premiers pas dans la recherche ;
- Dr Jean Serge Dimitri OUATTARA, le responsable du master recherche ;
- La première promotion de master recherche en sciences de gestion de l’Université
Aube-Nouvelle de Bobo-Dioulasso ;
- La Direction Régional de la Jeunesse et de la Promotion de l’Entrepreneuriat des Jeunes des Hauts-Bassins.

Les remerciements vont également à l’endroit de toute personne qui de loin ou de près a contribué d’une manière ou d’une autre à la réussite de ce travail.

RESUME

Ce qui a valu ce document est la mesure des compétences des entrepreneurs accompagnés par le Ministère de la Jeunesse et de la Promotion de l’Entrepreneuriat des Jeunes (MJPEJ), plus précisément les bénéficiaires des kits d’installation de l’année 2014 de la région des Hauts-Bassins. La recherche a concerné cinquante-deux (52) bénéficiaires dans la région des Hauts-Bassins. La méthodologie utilisée est l’analyse factorielle avec des variables latentes (avec des équations de mesures et de structures). De ces analyses, il ressort que les entrepreneurs étudiés ont des compétences entrepreneuriales, et fonctionnelles. Les compétences managériales sont carrément absentes (1). Il ressort également que ces entrepreneurs ont réalisé des performances « quantitatives » (2). Les compétences entrepreneuriales influencent positivement et significativement les performances de l’entreprise (3).

Mots clés: compétences, entrepreneurs accompagnés, performances, bénéficiaires des kits d’installation.

Abstract

What showed this document is the measurement of proficiencies of contractors gone with by the young men ministry of the young man and of entrepreneuriat’s promotion, exactly the beneficiary in kits of setup of the 2014 year of the region of Hauts-Bassins. The search refered to fifty-two (52) recipients in the region of tops-bedpans. The methodology used is the factorial analysis with latent variables (the combination got in equations of measurement and geomorphologic). In these analyses it stands besides: out the studied contractors have competences entrepreneurial and functional. The proficiencies managerial are squarely an absente (1). It stands out as well, the contractors recognized about performances “quantitative” (2). The entrepreneurial expertness influences the performances of the venture positively and significantly (3).

Keywords: competences, accompanied entrepreneurs, performances, setup recipients of kits

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : les auteurs qui ont identifié les différentes compétences en entrepreneuriat

Tableau 2 : résultat des tests KMO et Bartlett

Tableau 3 : les résultats de l’analyse factorielle avec rotation varimax

Tableau 4 : les compétences retenues

Tableau 5 : résultat des tests KMO et Bartlett pour les performances

Tableau 6 : les résultats de l’analyse factorielle

Tableau 7 : les performances retenues

Tableau 8 : les indices d’ajustement

Tableau 9 : les indices d’ajustement liés aux variables des compétences

Tableau 10 : les indices d’ajustement liés aux variables des performances

Tableau 11 : les indices de fiabilité des échelles des compétences

Tableau 12: les indices de fiabilité des échelles des performances

Tableau 13 : les indices d’ajustement de la structure compétences-performances

Tableau 14 : synthèse des résultats et vérification des hypothèses

LISTE DES FIGURES

Figure 1 : modele conceptuel de recherche

Figure 2 : le modele a estimer

SIGLES ET ABREVIATIONS

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INTRODUCTION GENERALE

Contexte

La création d’entreprise dans les pays industrialisés tout comme dans les pays en développement trouve son explication dans la problématique des crises économiques avec pour conséquence le chômage. L’entrepreneuriat apparaît alors comme l’une des solutions de la création de valeur et d’emploi (Hien, 2002 ; Nzaou, 2015). Ainsi, suite aux effets pervers des Programmes d’Ajustement Structurel (PAS), le Burkina Faso s’est engagé dans une dynamique de favorisation de l’entrepreneuriat. En effet, la restructuration économique a entrainé la privatisation de certaines sociétés d’État et la liquidation d’autres sociétés. S’il y a eu une création d’emplois dans les entreprises cédées d’une part, il y a eu une destruction d’emplois dans les entreprises liquidées d’autre part avec un solde négatif (Kaboré, 2011). Pour remédier à cette anomalie, la voie de l’entrepreneuriat est choisie comme une solution transitoire. Le Burkina Faso a donc assisté à la création de deux fonds d’emploi à la fin des années 90. Le Fonds d’Appui à la Promotion de l’Emploi (FAPE) et le Fonds d’Appui au Secteur Informel (FASI) qui ont été créés en 1998. Ces fonds étaient constitués sous forme de projets de cinq (05) ans renouvelable et visaient les travailleurs « déflatés ». L’expression des besoins en emplois se manifeste au-delà des travailleurs « déflatés », et cela suite aux crises économiques. Ces fonds ont alors étendu leur mission en dehors des travailleurs « déflatés 1 ». Suite, à l’arrivée croissante des jeunes diplômés sur le marché de l’emploi, un fonds dédié aux jeunes a vu le jour en 2007 : le Fonds d’appui aux initiatives des jeunes (FAIJ).

Plus récemment l’État a lancé une politique de valorisation de la formation professionnelle. Cette politique consiste à multiplier les centres de formation professionnelle publics et à encourager l’ouverture des centres de formation professionnelle privés. Elle permet de fournir aux entreprises une main d’œuvre qualifiée et permet également aux formés de s’auto-employer facilement (chose qui permettrait de diminuer le taux de chômage). Toutefois les Enquêtes Multisectorielles Continues (EMC) de 2014 ont montré que ce milieu et celui de la formation technique enregistrent le taux de chômage le plus élevé (18,6%). Là aussi, l’État est intervenu dans ce domaine par la voie de l’entrepreneuriat.

Un autre aspect expliquant l’engouement de l’entrepreneuriat est son intérêt multiple. « Même si l’impact de la création d’entreprises en termes d’apport net d’emplois reste difficile à mesurer et mérite quelques précautions d’analyse, le phénomène entrepreneurial n’en demeure pas moins porteur d’intérêt multiples tant économiques, sociaux que politiques » (Sammut, 2001, P.61).

Cet engouement est perceptible tant au niveau des porteurs de projets (du fait que les différents systèmes d’aide à l’entrepreneuriat n’arrivent pas à couvrir la population cible) qu’au niveau des autorités (prise en compte de l’entrepreneuriat dans les politiques de développement). Les porteurs de projet y voient une opportunité pour se faire un emploi dans le court et moyen terme. Dans le long terme, ces derniers espèrent devenir des chefs des grandes entreprises. Les autorités (politiques et administratives) y voient une occasion pour dynamiser le secteur économique afin de répondre aux besoins de la population. Ce qui concorde avec Dokou (2001) qui remarque que l’accompagnement à la création d’entreprises permet de bâtir un environnement économique favorable au phénomène entrepreneurial.

Pour arriver à ce bonheur global, il faut préalablement que les entreprises créées puissent surmonter la phase de survie. Au-delà de cette phase dite de survie les entrepreneurs doivent acquérir un certain nombre de compétences via les systèmes d’accompagnement qui leurs permettraient de devenir des véritables chefs d’une entreprise. « Une des problématiques essentielles de cette compétence est la mise en œuvre d’une ingénierie capable de répondre aux besoins spécifiques des créateurs d’entreprises, à savoir un travail de fond, diagnostique et analytique sur leur capacité à entreprendre » (Laviolette et Loué, 2006, P.2).

De ce fait, nous proposons d’analyser les compétences des entrepreneurs accompagnés par les structures publiques en vue de contribuer à la performance des systèmes d’accompagnement entrepreneurial. En particulier nous analyserons les compétences et les performances des entrepreneurs bénéficiaires de kits d’installation et de fonds de roulement de l’année 2014 dans la région des Hauts-Bassins à travers ce thème « Mesurer les co m p é t e n ce s et les performances des entrepreneurs dans un système d’accompagnement sous la forme d’une évaluation : le cas des bénéficiaires des kits d’installation de 2014 dans la région des Hauts-Bassins ».

Problématisation

L’économie entrepreneuriale est fondée depuis un moment par Cantillon, Say et Schumpeter (Boutillier et Uzunidis, 2010). Toutefois l’entrepreneuriat en tant que champ de recherche est relativement nouveau (Sammut, 2001 ; Hien, 2002). Ce champ de recherche à part entière commence à se structurer au début des années 1970 (Sammut, 2001). En ses débuts, le champ de l’entrepreneuriat était occupé par le paradigme selon lequel le succès ou l’échec de l’entrepreneur est lié aux traits psychologiques, aux aptitudes de ce dernier. La réussite de l’entrepreneur est donc définie par ce que ce dernier est : c’est l’approche par les « traits ». Or, le fait d’identifier des différences particulières pour distinguer le succès des entrepreneurs a donné une conclusion selon laquelle, les traits psychologiques ne discriminent pas les entrepreneurs à échec et de ceux à succès, si on considère la survie de l’entreprise sur une durée de trois ans après la création (Belley, Dussault et Lorrain, 1998). Après les années 90, les chercheurs en entrepreneuriat changent de perspective (Laviolette et Loué, 2006). Ils tentent de comprendre la performance de l’entreprise à travers les actes de l’entrepreneur (l’approche par les « faits ») et non pas à travers ce qu’il possède comme prédisposition (Gartner, 1989 cité par Laviolette et Loué, 2006). L’introduction de ce nouveau paradigme permet de donner un sens à l’accompagnement et à la formation des entrepreneurs actifs comme potentiels. Ainsi, le phénomène de l’accompagnement aussi récent que celui de l’entrepreneuriat se structure lui aussi. Selon Boulayoune (2012) cité par Agy et Bellihi (2013) ce phénomène n’est pas nouveau et ses origines sont probablement lointaines. Mais, il apparait explicitement dans le paysage académique au début des années 2000 avec les travaux de Dokou (2001). Les entrepreneurs accompagnés réussissent mieux que ceux non accompagnés. L’accompagnement permettrait d’améliorer la situation de l’entrepreneur via les transferts de compétences (Dokou, 2001).

S’il est admis dans la littérature que les structures d’accompagnement laissent des traces positives sur les entreprises accompagnées (Sonda et Younes, 2015), la question de l’évaluation de ces structures a fait couler beaucoup d’encre dans la communauté des chercheurs. En effet, selon Sonda et Younes (2015), certains chercheurs comme Aerts, mettent l’accent sur la survie des entreprises accompagnées. D’autres comme Sherman s’intéressent à la création d’emploi par les entreprises accompagnées. D’autres encore ont vu la création de richesse par les entreprises accompagnées comme critère de performance. L’OECD dans son enquête de (1997) fait un récapitulatif des enquêtes précédemment effectuées sur les effets des incubateurs à partir de ces trois critères d’analyse (le taux de survie, la création d’emploi et la création de richesse). Pour certains chercheurs, le transfert de compétence des structures d’accompagnement vers les entrepreneurs est le plus important pour la réussite de l’entrepreneur accompagné (Belley, Dussault et Lorrain, 1998). À cet effet, ils ont proposé des référentiels de compétences. De ces référentiels de compétences, il devient facile de former et d’évaluer des entrepreneurs dans un système d’accompagnement (Laviolette et Loué, 2006). Selon ces mêmes auteurs les études sur les compétences entrepreneuriales sont très peu nombreuses et particulièrement dans le contexte africain. Nkakleu et Tidjani (2013) indiquent que la recherche en entrepreneuriat est pauvre en Afrique Centrale et de l’Ouest. Les études qui se sont penchées sur les compétences entrepreneuriales sont encore plus petites. Pour Loué et Majdouline (2014) les travaux présentant les caractéristiques et les compétences de l’entrepreneur marocain sont très peu, cependant aucune étude n’a visé à identifier leurs compétences. Bien que dans cette partie de l’Afrique, les études en entrepreneuriat ne soient pas pauvres Nkakleu et Tidjani (2013).

L’entrepreneuriat africaine même s’il existait depuis la période précoloniale (Hien, 2002 ; Labazée (1988) est fortement lié aux effets pervers (PAS). Ainsi, au lendemain des indépendances, la plupart des pays africains ont occulté le volet entrepreneurial dans leurs stratégies de développement, en privilégiant l’exploitation et la valorisation des matières premières agricoles, forestières et minières (Nzaou, 2015). Hien (2002) souligne que les fonctionnaires et les cadres confirmés du privé se sont lancés dans le domaine de l’entrepreneuriat, suite aux multiples plans de restructurations qui ont eu lieux depuis les années 1990.

C’est dans ce contexte que les premiers actes d’accompagnement entrepreneurial ont vu le jour au Burkina Faso. Ainsi, les deux premiers fonds de financement ont été créés en 1998 et renforcés par le FAIJ en 2007. Plus tard le MJPEJ propose un système d’accompagnement qui a consisté à octroyer des kits d’installation et un fonds de roulement à des jeunes qui ont suivi une formation professionnelle. Cette recherche va se pencher sur ce dernier type d’accompagnement.

Sur le plan pratique, quelques aspects peuvent être soulignés concernant ce système d’accompagnement. D’abord, la préoccupation majeure de ce système d’accompagnement est d’occuper de façon pérenne les bénéficiaires (diminuer le taux de chômage) à travers les kits d’installation. Ensuite, un autre aspect est que les entrepreneurs bénéficiaires de kits et de fonds de roulement bénéficient aussi d’une formation en gestion de micro entreprise. Le dernier aspect qu’on peut souligner c’est que parmi les entrepreneurs actifs comme potentiels, il y en a qui sont des entrepreneurs par nécessité et ont une stratégie de survie et non dans une position d’exploitation d’une opportunité (Song-naba, 2012 ; Nzaou, 2015,). De ces trois aspects on peut se questionner sur la problématique du transfert des compétences nécessaires au phénomène entrepreneurial à travers ce système d’accompagnement.

Sur le plan théorique les thèmes abordant l’identification des compétences entrepreneuriales dans un système d’accompagnement sont rares. (Laviolette et Loué, 2006). Dans le contexte burkinabé, à notre connaissance, ce thème n’est pas encore abordé par les chercheurs.

La question de la mesure des compétences des entrepreneurs accompagnés va sans doute booster un champ de recherche timide en Afrique du Centre et de l’Ouest (Nkakleu et Tidjani, 2013) et contribuera à aider les structures d’accompagnement ainsi que les entrepreneurs accompagnés.

La question principale de cette recherche est alors de savoir si les entrepreneurs accompagnés ont acquis des compétences à travers le système d’accompagnement pour performer leur entreprise ?

De façon spécifique il s’agira de savoir :

- Les entrepreneurs accompagnés s’acquièrent-ils des compétences ?
- Les entrepreneurs accompagnés ont-ils réalisé des performances ?
- Les compétences influencent-t-elles les performances des entrepreneurs accompagnés ?

Object et intérêt de la recherche

Objectif général

L’objectif général de cette recherche est d’évaluer les compétences et les performances des entrepreneurs accompagnés et mettre en lien les compétences acquises et les performances réalisées.

Cet objectif général se décline en trois (03) object ifs spécifiques qui sont :

Objectif spécifique n°1 : évaluer les compétences entrepreneuriales des entrepreneurs à travers le système d’accompagnement.

Objectif spécifique n°2 : évaluer la performance des entrepreneurs accompagnés.

Objectif spécifique n°3 : savoir si les compétences acquises à travers l’accompagnement ont un effet sur les performances des entreprises.

Intérêt de la recherche

L’intérêt de cette étude réside d’abord dans une volonté de contribuer à la recherche sur la problématique de l’évaluation des compétences des entrepreneurs à travers un système d’accompagnement. En effet, les études sur l’entrepreneuriat sont pauvres en Afrique du Centre et de l’Ouest (Nkakleu et Tidjani, 2013) et les études évoquant les compétences entrepreneuriales sont encore plus pauvres (Loué et Majdouline, 2014). L’intérêt réside également dans une volonté d’éclairer d’une part les structures d’accompagnement entrepreneurial (du Burkina Faso) afin qu’elles puissent réaliser beaucoup plus de performance et d’autre part mettre en évidence les compétences acquises par les entrepreneurs accompagnés à travers le système d’accompagnement. L’intérêt de cette recherche est aussi bien théorique que pratique.

Méthodologie

La méthodologie est divisée en deux parties : une recherche documentaire et une enquête sur le terrain. La recherche documentaire a consisté à recueillir des données secondaires sur le thème de recherche. De ce fait, les rapports, les journaux, les articles et certains documents administratifs ont été consultés. L’intérêt qui réside dans cette partie est d’avoir une vue d’ensemble sur la problématique à traiter. La deuxième partie a consisté à adresser un questionnaire aux entrepreneurs concernés par l’étude. Ces derniers sont ceux qui ont bénéficié des kits d’installation et des fonds de roulement de l’année 2014. Les entreprises nouvellement créées et qui appartiennent à des personnes physiques seront les cibles de cette recherche.

Ainsi, le travail est structuré en deux parties. La première partie comprend deux chapitres. Le premier chapitre traite du cadre conceptuel et la revue de la littérature. Le deuxième chapitre fait état du cadre théorique de l’étude, la méthodologie adoptée et la présentation de l’échantillon et de la zone d’étude. La deuxième partie comprend également deux chapitres. Le premier chapitre parlera de l’analyse des données et les résultats de l’analyse. Le deuxième chapitre traitera des points suivants : la discussion des résultats, les implications, et les limites et perspectives.

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Cette première partie comportera deux chapitres. Le premier chapitre traitera du cadre conceptuel et théorique et le deuxième traitera des orientations méthodologiques et la présentation de l’échantillon et du système d’accompagnement.

Chapitre 1 : cadre conceptuel et la revue de la littérature

Après avoir pris le soin de définir les termes clés qui sont liés à la problématique que l’étude envisage traitée, une revue de littérature sera proposée.

I . Cadre conceptuel

Les concepts, dont leur compréhension permettra de mieux cerner la problématique traitée sont : l’entrepreneuriat, les compétences et les incubateurs.

1. Entrepreneuriat

Gartner (1990) cité par Aouni et Surlemont (2007) a recensé au moins 90 attributs associés à la notion de l’entrepreneuriat. Morris (1998) cité par les mêmes auteurs a recensé 77 définitions différentes du concept de l’entrepreneuriat et ce, en analysant les publications scientifiques consacrées à ce domaine. Il est alors vain de se limiter à une seule définition (Laviolette et Loué, 2006).

Fayolle et Verstraete (2005) ont modélisé l’entrepreneuriat et sont parvenus à une synthèse de ce terme qui est la suivante : « initiative portée par un individu (ou plusieurs individus s’associant pour l’occasion) construisant ou saisissant une opportunité d’affaires (du moins ce qui est apprécié ou évalué comme tel), dont le profit n’est pas forcément d’ordre pécuniaire, par l’impulsion d’une organisation pouvant faire naître une ou plusieurs entités, et créant de la valeur nouvelle (plus forte dans le cas d’une innovation) pour des parties prenantes auxquelles le projet s’adresse » (p.45). Cette définition s’appuie sur quatre (04) paradigmes liés à l’entrepreneuriat que sont : l’opportunité, la création de valeur, l’impulsion d’une organisation et l’innovation. Chaque paradigme est défendu par des auteurs différents pour qualifier le phénomène entrepreneurial. Fayolle et Verstraete (2005) ont donc essayé de faire une combinaison de ces paradigmes pour qualifier le phénomène entrepreneurial. Cette vision est soutenue et simplifier par Laviolette et Loué (2006). Ces derniers se sont appuyés sur trois conceptions de l’entrepreneuriat (l’opportunité, la création de valeur, l’impulsion d’une organisation) pour donner une définition opérationnelle de l’entrepreneuriat. Ils considèrent que les trois conceptions sont complémentaires et aucune d’entre elles ne suffit en soi pour qualifier le phénomène entrepreneurial. Ils définissent alors l’entrepreneuriat comme « une dynamique de création et d’exploitation d’une opportunité d’affaires par un ou plusieurs individu(s) via la création de nouvelles organisations à des fins de création de valeur » (P.4). Cette définition à la fois simple et complète à notre sens et qui est proche de celle de Fayolle et Verstraete, (2005) sera adoptée au cours de cette recherche. Ainsi l’entrepreneur qui a réussi est celui qui a su combiner ces trois conceptions.

2 . Compétences

De nombreuses approches ont décomposé la compétence en trois savoirs : le savoir (connaissances), le savoir-faire (pratique professionnelle, expérience) et le savoir être (comportements, attitudes, capacité d’adaptation). Sur ce point, un large consensus domine dans la littérature (Laviolette, et Loué, 2006). Cette définition tridimensionnelle, jugée insuffisante a été complétée par des auteurs au fil du temps. Ainsi cette étude prendra appui sur celle donnée par Loué et Majdouline (2015) qui, en plus d’étendre le champ de la compétence (au-delà des trois savoirs) est dirigée vers le domaine de l’entrepreneuriat. Ils définissent les compétences comme « la mobilisation d’une combinatoire de ressources internes et externes à l’individu (savoir, savoir-faire, supports externes…), toujours contextualisée et reliée à une action précise, permettant à cet individu d’agir efficacement dans un contexte donné ». Les compétences ainsi mobilisées par un individu dans le cadre d’une situation de travail peuvent être détectées, évaluées et valorisées dans un contexte managérial ou par l’entreprise Loué et Majdouline (2015). Une telle considération facilite les actions des structures d’accompagnement.

3 . Incubateur

Albert et al., (2002) définissent les incubateurs comme des structures d’appui à la création d’entreprises. Ils réunissent des ressources spécialisées dédiées à l’accompagnement et l’assistance des entreprises avant leur création ou dans les premières années de leur vie. En se basant sur les travaux de Albert et al., 2002, on peut retenir ce qui suit. Les incubateurs sont nés en 1959 à Batavia, (New York) et se sont développés dans le milieu des années 1980. Il y a eu deux vagues de développement des incubateurs. La période de lancement des incubateurs de développement local qui est essentiellement financé par les fonds publics est la période de croissance et de diversification des modèles d’incubations. Les incubateurs sont diversifiés et poursuivent des objectifs différents. Les incubateurs pourraient être définis en fonction de six variables principales : leurs promoteurs, Leurs missions et objectifs, le type de projets auquel ils s’adressent, le type de services offerts, le modèle de financement et le contexte qui est caractérisé par le milieu où s’exerce l’activité des incubateurs. De ce fait, on a les incubateurs de développement local, les incubateurs académiques et scientifiques, les incubateurs d’entreprises et les incubateurs privés. Cette très grande diversité d’acteurs démontre d’une part que la création d’entreprises devient un enjeu de plus en plus compris et partagé, et d’autre part que la création d’entreprises est un outil de création de valeur qui intéresse un nombre croissant d’intervenants. Le MJPEJ qui accompagne les entrepreneurs à ouvrir leur entreprise, chacun selon sa localité peut être rapproché aux incubateurs de développement local.

Cette partie a permis d’assoir la base conceptuelle de la recherche. Ainsi, les concepts entrepreneuriat, incubateur et compétence ont été définis et adaptés. Ce qui permet de jeter un coup d’œil sur les travaux de recherches antérieurs.

II . Revue de la littérature

Cette revue de littérature va se consacrer essentiellement à quatre (04) points à savoir l’accompagnement entrepreneurial, les compétences entrepreneuriales, l’évaluation de l’accompagnement entrepreneurial et un aperçus historique de l’entrepreneur Burkinabé.

1. L’accompagnement entrepreneurial

Lamy (2012) résume l’accompagnement entrepreneurial comme « l’ensemble des pratiques qui sont mises en œuvre pour accompagner une activité entrepreneuriale » L’accompagnement entrepreneurial est l’objet d’un intérêt croissant de la part des chercheurs et constitue désormais un champ de recherche à part entière (Lamy, 2012). L’auteur identifie trois niveaux de l’accompagnement. Un niveau méso, un niveau micro et un niveau macro.

Les premières études ont porté sur le niveau méso, et ont d’abord concerné les dispositifs de l’accompagnement. Ensuite, il y a eu des travaux sur les pépinières incubatrices dans les années 2000, où les chercheurs se sont interrogés sur le fonctionnement, les formes et l’évaluation des incubateurs. Enfin, le niveau méso se renouvelle avec l’évaluation et la performance de l’accompagnement. Le niveau micro se situe dans les années 80 et 90 et a porté sur les conseils destinés aux petites entreprises. La plaque tournante de cette recherche se situe dans les années 2000. On a constaté la substitution du terme appui et support par accompagnement (Loué et al. 2008). L’accompagnement constitue alors une pratique de soutien individualisé qui permettrait de transférer des compétences à l’accompagné afin d’autonomiser ce dernier dans les prises de décision. Le niveau macro est « l’ensemble des acteurs et des dispositifs engagés dans une activité d’accompagnement entrepreneurial ». Si les deux niveaux ont été largement investigués, les recherches au niveau macro sont marginales. Les questions mettant en lien les grandes évolutions de l’environnement avec le phénomène de l’accompagnement sont absentes. Les dispositifs sont évalués en fonction de la création d’entreprises et d’emplois. Albert et al., (1994) cité par Lamy (2012) distinguent simplement trois axes autours desquels l’accompagnement entrepreneurial s’est développé : l’appui financier, le développement de réseaux de conseil et de formation et le soutien logistique.

Le processus d'accompagnement fait apparaître les interactions entre les disciplines de manière concrète. Ainsi, l’entrepreneur est obligé d’être commercial, financier, technicien ou négociateur. Il est donc indispensable que ce dernier soit accompagné pour sa réussite sans perdre la fierté de son autonomie. L’accompagnement permettrait de surpasser quatre (04) difficultés qui sont : les difficultés financières ; les difficultés commerciales ; les difficultés administratives et les difficultés de gestion du personnel, Dokou (2001).

Pour Sammut, (2003), l’accompagnement consiste d’abord pour l’accompagnant, de repérer les savoirs, connaissances, compétences, obsolètes et surprotectrices, entravant la progression du créateur. Ensuite, il doit pouvoir convaincre le dirigeant de casser les routines défensives, asphyxiant tout changement, pour apprendre autrement. La mission de l’accompagnant consiste, donc, à permettre le développement de compétences suffisantes tant au plan quantitatif que qualitatif pour révéler le talent du créateur. L’accompagnant est donc celui qui peut permettre au créateur, grâce à la connaissance et aux compétences acquises, de se forger des marges de manœuvre, de conquérir la liberté et de confiance, dans lesquelles improvisation, intuition, et par là même autonomie trouveront leur pleine mesure. L’accompagnement permettrait au créateur de se détacher pour se frayer vers l’émotionnel et cela constitue le début de l’autonomisation. L’accompagnement ne doit pas se limiter aux transmissions des informations mais le créateur d’entreprises doit s’y impliquer de façon active pour une meilleure co-construction.

A partir de la littérature Bakkali, Messeghem et Sammut (2012) ont identifié cinq (05) fonctions de l’accompagnement. La première correspond à une fonction de soutien du développement économique local en favorisant notamment les créations d’emplois2. La deuxième est une fonction d’appui au développement d’innovations en soutenant des projets à forte dimension technologique. La troisième fonction est de permettre des transferts de technologies entre le monde académique et le monde des affaires. La quatrième fonction est de promouvoir certains secteurs d’activités. La cinquième fonction, la plus récente, est de favoriser le bien-être social en soutenant des projets qui allient dimension économique et dimension sociale3.

Dans le cas de l’Afrique, on y recense quelques structures formelles (incubateurs, banques et coopératives d’épargne et de crédit, organismes publics et associations) délivrant des formations aux porteurs de projets Nkakleu et al., (2013a). À côté de ces structures formelles d’accompagnement, Aydi (2003) a mis en évidence la prédominance des structures informelles (amis, famille, personnes appartenant à l’ethnie de l’entrepreneur) qui apportent essentiellement des informations et des aides financières (ou une combinaison des deux), et facilitent l’accès aux ressources. Les travaux de cet auteur ont montré que la performance des entreprises tunisiennes naissantes s’expliquait par l’accompagnement dont ont bénéficié les entrepreneurs auprès des structures informelles (amis, famille, personnes appartenant à l’ethnie de l’entrepreneur).

La littérature fait état d’une diversité des acteurs de l’accompagnement, selon les buts poursuivis, leurs fonctions, leurs attentes etc. quel que soit la forme d’accompagnement, le système se résume à deux acteurs à savoir l’accompagné et l’accompagnant. Une évaluation de ce système nécessite la prise en compte de ces deux éléments.

2. L’évaluation des structures d’accompagnement

La problématique de l’évaluation des incubateurs est un champ d’analyse à part entière. (Vedel et Gabarret, 2012). Cette partie prend appui sur l’article de Sonda et Younes, 2015). Dans la littérature sur l’évaluation des incubateurs, il y a un manque de consensus dans les différentes analyses. La cause de cela est l’extrême hétérogénéité des structures d’incubation et l’existence de cultures nationales différentes qui empêchent la généralisation des résultats. Il existe dans la littérature sur l’évaluation deux tendances : La littérature « positive » qui s’interroge sur l’impact des incubateurs en termes de création de la valeur et la littérature des « bonnes pratiques » qui considère que les incubateurs créent de la valeur et cherchent à améliorer cette situation à travers des facteurs clés de succès. Pour la littérature positiviste, plusieurs indicateurs sont à la base de l’évaluation de la performance des incubateurs. On peut retenir, le nombre d’entreprise crées, la survie des entreprises accompagnées, la richesse engendrée par les entreprises accompagnées, le nombre de postes de travail créés par les entreprises incubées….

Il n’y a donc pas une possibilité de théorisation dans la littérature dit « positive » du fait de la diversité des approches d’évaluation. Cependant, cette théorisation est envisageable dans la littérature des « bonnes pratiques ». La littérature des « bonnes pratiques » postule que les incubateurs créent de la valeur pour les entreprises incubées. Ces recherches posent donc la question du comment faire pour améliorer cet état de fait. C’est dans cette lancée que des auteurs ont proposé des pratiques allant dans ce sens. Il y a deux éléments à prendre en compte dans la littérature des « bonnes pratiques ». Primo, pour réussir, l’incubateur doit avoir des critères de sélection des incubées. Ces critères viseront à cerner la capacité du porteur du projet à réussir en affaire. Ce sont les compétences entrepreneuriales qui sont alors visées. Secundo, l’incubateur doit offrir des meilleurs services possibles aux porteurs de projets. Ces services doivent être diversifiés et répondre aux besoins du porteur de projet.

Cette étude se positionnera dans une posture positiviste, en s’interrogeant sur la valeur ajoutée des incubateurs sur les compétences des porteurs de projets. En effet, le but des structures d’accompagnement en étude est la réduction de la pauvreté (en particulier la réduction du chômage et du sous-emploi) par la création et le développement d’entreprises. Après des études approfondies, la majorité des chercheurs en entrepreneuriat trouvent que la meilleure chose qui puisse garantir la performance d’une entreprise est la compétence de l’entrepreneur (Laviolette et Loué, 2006).

3 . Les compétences entrepreneuriales

Après les résultats mitigés de l’approche de l’entrepreneur par les « traits », les chercheurs en entrepreneuriat changent de perspectives4 dans les années 90 (Laviolette, et Loué, 2006). Ils s’alignent dans la lignée de Gratner5 en analysant l’entrepreneur à travers ce qu’il fait : c’est l’approche par les « faits ». L’émergence de ce courant permet de mettre en lien les compétences de l’entrepreneur et la performance de son entreprise. Ce lien est connu depuis longtemps par les chercheurs en management, mais tardif en entrepreneuriat (Laviolette et Loué, 2006). D’ailleurs, selon les mêmes auteurs, les travaux mettant en lien ces deux notions en entrepreneuriat sont rares.

Dans les années 80, les chercheurs tentent d’ériger la liste de compétences à mobiliser pour devenir un entrepreneur dit « à succès ». On parle de capacité à élaborer un plan d’affaires, à identifier des opportunités d’affaires, à mobiliser des ressources en réseau. A partir des années 90, des travaux quantitatifs destinés à valider une liste stabilisée de compétences à maîtriser pour se lancer en affaires sont proposés (Loué et Baronet, 2011)

En se basant sur les travaux de Laviolette et Loué (2007) on peut retenir les principaux auteurs qui ont travaillé à identifier les compétences nécessaires pour réussir en entrepreneuriat. Ces auteurs seront classés dans le tableau ci-après.

Tableau 1 : les auteurs qui ont identifié les différentes compétences en entrepreneuriat

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Source : auteur

A la suite de ces travaux Laviolette et Loué (2007) ont introduit les compétences entrepreneuriales à visée opératoire en plus des compétences techniques. Les compétences identifiées sont compétences entrepreneuriales, managériales, commerciales et marketing, finance et comptabilité, gestion des ressources humaines.

L’ensemble de ces travaux constituent à ce jour un corpus solide sur lequel se développent les recherches dédiées à l’étude des compétences entrepreneuriales (Loué, Baronet Laviolette, 2010). En plus de l’introduction des compétences entrepreneuriales, le modèle de Laviolette et Loué (2007) s’en distingue par sa visée opératoire et prescriptif. Les compétences identifiées sont davantage expliquées et sont facilement mesurables. Ils ont pris le soin d’éliminer les compétences qui sont difficilement mesurables (comme celles relevant de la perception). Toute chose qui facilite la question de l’évaluation des entrepreneurs dans un contexte d’accompagnement.

Si la littérature sur l’accompagnement entrepreneurial, les compétences entrepreneuriales et l’évaluation de l’accompagnement entrepreneurial sont importantes pour cerner le sujet, on peut s’interroger également sur la typologie des entrepreneurs burkinabé.

4. L’entrepreneur burkinabé : quelle typologie ?

Labazée (1988), dépeint la situation de l’entreprise et de l’entrepreneur burkinabé. Après une longue investigation entre 1981 et 1984, il donne la typologie suivante des entrepreneurs burkinabé : les grands commerçants, les fonctionnaires reconvertis dans les affaires, les professionnels disposant d’un savoir-faire acquis sur le terrain et les jeunes diplômés en gestion. Les grands commerçants se subdivisent en deux générations. La première génération a débuté ses activités avant l’indépendance et la deuxième génération après l’indépendance. Formés aux techniques de commercialisation soit au sein d’un établissement familial, soit dans une unité de type artisanal, ces négociants n’ont bénéficié d’aucune formation scolaire. Au fil des opportunités, ils adjoignent aux opérations commerciales habituelles de nouveaux produits manufacturés, acquis auprès d’établissements importateurs de la place ou directement dans les pays côtiers. Ils emploient un réseau de connaissances personnelles pour l’approvisionnement intra- africain. Les relations familiales ont toujours été à l’origine du recrutement. Tous ont commencé leur apprentissage fort jeune, puis ont conquis leur autonomie en fondant un établissement indépendant. La deuxième génération rassemble pour l’essentiel, des fils de grands commerçants qui ont pu bénéficier d’une formation scolaire, suivre des cours de gestion et de comptabilité sanctionnés par un certificat professionnel. Rompus aux pratiques des réseaux d’échange intra-africain, dont ils sont les héritiers directs, ces négociants ont réussi, plus facilement que leurs aînés, à diversifier leurs sources d’approvisionnement et à appliquer, partiellement ou totalement, de nouvelles techniques de gestion et d’organisation interne.

Le deuxième grand groupe est constitué des fonctionnaires reconvertis dans les affaires. Ils sont répartis en trois sous-groupes. En premier lieu, on a les investisseurs influents qui sont composés d’anciens membres de la haute hiérarchie administrative. Ils ont reçu une formation universitaire et leur passage à la fonction publique leur a permis d’avoir une bonne connaissance de la vie économique nationale et d’acquérir des compétences en matière d’organisation. Ensuite, les fonctionnaires reconvertis, qui disposent d’une formation scolaire ou universitaire spécialisée. Ces derniers ont aussi profité de leur capital- relations et des compétences techniques acquises dans leur ministère ou organisme contrôlé par l’État. La différence entre ces deux sous-groupes se situe au niveau de l’ampleur de l’investissement et la manière d’acquérir le capital financier. En fin les fonctionnaires en poste, qui sont des membres de la fonction publique en exercice. Ces derniers ont gardé leur poste de travail dans l’administration tout en étant des promoteurs discrets d’entreprises qui leur rapportent des revenus plus élevés que leurs traitements de la fonction publique.

Le troisième groupe est constitué de quelques artisans, anciens employés de compagnies européennes, et quelques techniciens compétents, ayant acquis leur savoir-faire sur le tas et qui ont réussi à s’insérer au sein du monde des affaires.

Le quatrième groupe est constitué des gestionnaires professionnels, des étudiants en gestion, qui recherchent en priorité un poste dans le secteur public.

À la suite de Labazée (1988), Ouédraogo (1999), cité par Dialla (2004) dresse une typologie de quatre entrepreneurs que sont : les créateurs artisans (constitués d’anciens ouvriers du secteur informel), les créateurs self-valorisateurs, subdivisés en valorisateurs de compétences (anciens techniciens supérieurs, ingénieurs) et en valorisateurs d’expérience (anciens ouvriers du secteur moderne), les créateurs opportunistes (anciens fonctionnaires, étudiants et cadres du secteur privé) et les créateurs persistants (commerçants).

Hien (2002), quant à lui souligne l’existence du commerce transfrontalier dans la période précoloniale. En particulier, l’auteur souligne d’abord la vague de travailleurs immigrés qui se sont confrontés à d’autres réalités dans des pays étrangers et qui effectuent un retour dans leur pays d’origine. Leur intégration se fait très souvent par la création d’entreprises, en capitalisant l’expérience acquise par l’utilisation des économies qu’ils ont pu réaliser. Ensuite, l’auteur ajoute les étudiants formés aux techniques de management dans des écoles françaises ou américaines, ou dans leur propre pays, qui se lancent dans les affaires avec plus ou moins de succès. En plus des fonctionnaires entrepreneurs de la période contemporaine, l’auteur ajoute les cadres confirmés du privé et cela suite aux multiples plans de restructuration qui ont cours depuis les années 1990. Il ajoute que même s’il s’agit d’un entrepreneuriat d’involontaires au sens de Filion (1997), ils contribuent de plus en plus au développement de l’entrepreneuriat sur le continent. Le problème essentiel est d’identifier les facteurs favorables ainsi que les obstacles à son développement.

Lors de la 6ème édition de la Semaine du Débat Économique (SEDECO, 2012), Song-naba, distingue au regard de l’histoire deux grands groupes d’entrepreneurs au Burkina Faso : les commerçants précoloniaux et coloniaux et les entrepreneurs de la période contemporaine. Le premier groupe d’acteurs était représenté par les grands commerçants de la période précoloniale qui pratiquaient essentiellement le commerce transfrontalier. Après la période précoloniale, un autre type d’acteur va émerger à côté des grands commerçants précoloniaux : ce sont les fonctionnaires commerçants qui, contrairement aux grands commerçants transfrontaliers étaient beaucoup dépendants de l’administration coloniale à travers notamment les relations qu’ils entretenaient avec les pouvoirs publics. Le deuxième groupe d’acteurs, qui sont les entrepreneurs de la période contemporaine, on distingue les fonctionnaires entrepreneurs ; les professionnels de métiers qui sont formés et donc rompus à la tâche. Les jeunes diplômés qui prennent des initiatives du fait notamment de la rareté de l’emploi. La plupart de ces entrepreneurs sont en recherche de leur pain quotidien. Ces derniers sont qualifiés d’entrepreneur par dépit en opposition aux entrepreneurs par défis.

Ces auteurs soulignent l’existence des actes entrepreneurials au Burkina depuis la période précoloniale et ce jusqu’à nos jours. La conclusion qui sort des analyses des deux derniers auteurs est que certains des entrepreneurs le sont par nécessité. C’est -à-dire qu’ils se contentent de procurer un emploi sans véritablement avoir une ambition entrepreneuriale. Toutefois les investigations menées par Labazée (1988) ont montré que la plupart des entrepreneurs (les étudiants en gestion mis à part) n’étaient pas seulement dans une stratégie de survie et avaient des véritables ambitions entrepreneuriales. Mieux, les grands commerçants de la seconde génération ont diversifié leurs activités.

De ce chapitre les termes clés de la recherche ont été éclaircis et adaptés. Ce fut aussi un lieu de présentation des grands travaux qui ont un lien avec cette recherche. C’est dans ce chapitre que la littérature sur l’accompagnement entrepreneurial, l’évaluation des actes entrepreneuriaux et les compétences entrepreneuriales a été présentée. Les travaux sur l’entrepreneuriat au Burkina ont occupé une place de choix dans cette recherche en raison de la contextualisation de la recherche. Tout ceci étant abordés, le cadre théorique de l’étude ainsi que la méthodologie se dégagent facilement.

Chapitre 2 : Cadre théorique de l’étude, la méthodologie et la présentation de l’échantillon et de la zone d’étude.

Il sera question dans cette partie de concevoir un cadre théorique de notre recherche à partir de la littérature. La méthodologie employée sera dévoilée dans cette partie. Enfin une description exhaustive de l’échantillon, sera faite.

I . Le cadre théorique de l’étude

Respectivement, il sera question des hypothèses, de l’explication des variables de l’étude et du modèle conceptuel.

1 . Les hypothèses de recherche

Selon Chandler et Jansen (1992) cités et renforcés par Laviolette et Loué (2006), les compétences des entrepreneurs sont tridimensionnelles : à savoir les compétences entrepreneuriales, managériales et fonctionnelles (marketing et commercial, gestion des ressources humaines et gestion financière). L’accompagnement entrepreneurial permettrait aux entrepreneurs de développer leurs compétences ou d’acquérir de nouvelles connaissances (Bayad et al., 2013). L’accompagnement permettrait également de surpasser quatre difficultés qui sont : les difficultés financières ; les difficultés commerciales ; les difficultés administratives et les difficultés de gestion du personnel, Dokou (2001). (Nkakleu et al., 2013a) ont empiriquement conclu que les compétences des entrepreneurs camerounais et Sénégalais sont tridimensionnelles comme celui de Chandler et Jasen (1992). Song-naba (2012) et Hien (2002) ont souligné qu’une partie des entrepreneurs Burkinabé le sont par stratégie de survie et n’ont pas véritablement une ambition entrepreneuriale . Cela est d’autant plus probable que les différents systèmes d’accompagnement en entrepreneuriat au Burkina Faso ont été créés dans un contexte de fort chômage et de sous-emplois. Malgré cela, nous admettons que les entrepreneurs accompagnés ont des compétences tridimensionnelles. Ainsi, la première hypothèse est formulée ainsi qu’il suit :

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Les compétences acquises via l’accompagnement permettraient aux entreprises non seulement de survivre pendant un long temps, mais également de réaliser une croissance soutenue. Les statistiques montrent ainsi un taux de survie de nouvelles entreprises (cinq ans après leur création) de 70 à 85%, suite à un accompagnement alors qu’il est à 50% sans accompagnement, Paturel et Masmoudi (2005). Partant sur la base que les entrepreneurs ont acquis des compétences via l’accompagnement et en admettant avec Belley, Dussault & Lorrain (1998), que les compétences sont les meilleurs déterminants de la performance des entrepreneurs que les traits de personnalité, nous proposons nos deux dernières hypothèses que voici :

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2. Les variables et leurs mesures

Les variables seront brièvement expliquées dans ce point. Ce sont des variables dépendantes, intermédiaires et indépendantes.

2.1 Les variables dépendantes

Des hypothèses de recherche, on peut retenir une variable dépendante qui est la performance des entreprises accompagnées. Cette variable se subdivise en performances « quantitatives » et en performances « qualitatives ». Les performances « quantitatives » seront mesurées par le nombre d’emplois créés, le salaire et le revenu mensuel, le chiffre d’affaire et l’évolution de ce dernier dans le temps. Les performances « quantitatives » prennent appui de la littérature dite « positiviste » identifiée par l’article de Sonda et Younes (2015). Les performances « qualitatives » seront mesurées par le respect du délai des clients, le taux de conformité, l’évolution des investissements, la concurrence et la satisfaction des clients. Elles sont définies, ainsi parce qu’elles relèvent beaucoup du comportement.

2.2 Les variables intermédiaires

Les variables intermédiaires sont ainsi appelées, parce qu’elles sont supposées être le résultat de l’accompagnement afin d’aboutir aux performances. Ce sont :

2.2.1 Les compétences entrepreneuriales

Les compétences entrepreneuriales mesurent la capacité de l’entrepreneur à concevoir, à réaliser et à maintenir un projet dans le temps.

2.2.2 Les compétences managériales

Les compétences managériales seront mesurées par le leadership, la communication et le management des hommes.

2.2.3 Les compétences fonctionnelles

Les compétences fonctionnelles seront mesurées par la capacité à faire le marketing et à vendre d’une part, la capacité à gérer les ressources humaines et les ressources financières d’autre part.

3. Les variables indépendantes

Après l’octroi des kits et le fonds de roulement, le MJPEJ propose des formations en gestion de micro entreprise et fait des suivies (appui-conseils) aux entrepreneurs installés. Ce sont ces actions faites par le MJPEJ qui constitueront la variable indépendante. Cette variable ne sera pas prise en compte dans le modèle conceptuel par souci de simplicité. Avec le modèle envisagé, il sera difficile d’intégrer ces variables.

Après l’exposition des hypothèses et des variables de l’étude, il sera question de rappeler et de renforcer la méthodologie de la recherche.

4 . Le modèle conceptuel

La variable accompagnement du MJPEJ sera analysée de manière descriptive. La performance de l’accompagnement sera mesurée par la réussite des entrepreneurs accompagnés. Pour la vérification des hypothèses, un modèle conceptuel de recherche (figure1) servira de base. La variable indépendante ne sera pas prise en compte dans le modèle. En effet, il est difficile de faire une analyse de cette dernière en lien avec le modèle conceptuel. Dans la suite de la recherche, les compétences seront considérées comme les variables indépendantes.

Figure 1 : modèle conceptuel de recherche

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Source : auteur

Après avoir exposé le cadre conceptuel de la recherche, il y a lieu de s’interroger sur la méthodologie de recherche.

II . Le choix de la posture épistémologique, le rappel de la méthodologie et la présentation de l’échantillon

1. Le choix de la posture épistémologique

En science de gestion, on peut retenir deux cadres contemporains de l’approche scientifique : le positivisme et le constructivisme. Pour le premier, la réalité ou la vérité de l’objet est saisissable par nature. La réalité est ancrée autour d’indicateurs empiriques représentant « la vérité ». Le chercheur étant en total position d’extériorité et non influencé par l’objet et vice versa. La posture épistémologique positiviste est l’approche la plus dominante en sciences de gestion et pour cela semble être la plus adaptée pour cerner la réalité. Dans les recherches en entrepreneuriat Schmitt (2016) souligne que la majorité des recherches s’inscrivent dans une posture positiviste, et se basent de ce fait sur les savoirs génériques et ne contribuent donc pas à faire émerger les savoirs locaux. Malgré cette objection, cette étude se positionnera dans une posture positiviste. En effet, l’étude cherche à répondre à une question. Est-ce que les entrepreneurs accompagnés ont pu acquérir des compétences nécessaires au phénomène entrepreneurial à travers le système d’accompagnement ? Pour répondre à cette question il est plus juste d’être un observateur indépendant pour une évaluation impartiale.

2. Rappel de la méthodologie

Nous avons élaboré la fiche d’enquête en trois (03) grandes parties : les identités des bénéficiaires, les compétences de ces entrepreneurs et les performances de leur entreprise. Les compétences des entrepreneurs sont reparties en trois sous parties à savoir les compétences entrepreneuriales, managériales et fonctionnelles. Cette subdivision est celle de Laviolette et Loué (2006). Les items sur les compétences ont été constitués à partir du référentiel de compétence de Loué et Baronet (2011). En effet, Laviolette et Loué (2006) ont élaboré un référentiel de 55 compétences dites « théoriques » et ce, à partir de la littérature et des considérations d’hypothèses. Ce référentiel a été validé qualitativement auprès des entrepreneurs de trois pays (France, Algérie, Quebec) par la suite. Après cette validation qualitative, le référentiel a été testé quantitativement par voie de questionnaire toujours dans les trois pays (France, Algérie, Quebec). Ce dernier travail a été fait en 2011 par Loué et Baronet. Les entreprises concernées par l’étude sont de petites tailles. Nous avons donc contextualisé les compétences contenues dans le référentiel de Loué et de Baronet (2011). L’échelle de Likert à cinq points a été utilisée pour tester les compétences des entrepreneurs en études. Cette échelle va de « possède tout à fait la compétence citée » à « ne possède pas du tout la compétence citée ». Pour les performances des entreprises, nous les avons divisées de façons unilatérale en performances « qualitatives » et « qualitatives ». Cette division s’appuie sur les objectifs visés par la structure d’accompagnement (MJPEJ). La performance quantitative vise à cerner les conditions de vie du promoteur (revenu mensuel, chiffre d’affaire mensuel…). Cette partie traite donc des questions numériques. Les performances qualitatives visent à cerner la pérennité de l’entreprise. L’échelle de Likert à cinq points a été aussi utilisée pour évaluer les performances.

Le questionnaire ainsi saisi a été imprimé et adressé aux entrepreneurs concernés. Au total quarante-un (41) items ont été élaborés. Après un pré-test nous avons jugé mieux de réduire les items à trente-trois (33). Cette phase a consisté à expliquer les différents items et la manière de remplir le questionnaire aux entrepreneurs en étude. Certains d’entre eux ont rempli tout seul le questionnaire. D’autres (le plus grand nombre) ont préféré remplir le questionnaire à notre présence. Ce travail a duré du 19 avril au 15 mai 2018.

Pour le traitement des données, les logiciels suivants ont été utilisés : le sphinx iQ², SPSS et AMOS. Les variables utilisées sont des variables latentes et manifestes. La méthodologie d’analyse utilisée est celle de l’analyse factorielle exploratoire, confirmatoire et des analyses bivariées.

3. La présentation de l’échantillon

L’étude porte sur une population de cent (100) individus. Ils ont tous reçu des kits d’installation ainsi qu’un fonds de roulement de la part du MJPEJ en vue de créer chacun une entreprise. Ils résident tous dans la région des Hauts-Bassins. Du 19 au 24 avril 2018 la Direction Régionale de la Jeunesse, et de la Promotion de l’entrepreneuriat des Jeunes des Hauts-Bassins (DRJPEJ/HB) a procédé à l’identification de ces cents bénéficiaires. De ces résultats il ressort que cinquante-deux (52) bénéficiaires sont effectivement installés et joignables. Notre échantillon est constitué de ces cinquante-deux (52) entrepreneurs accessibles. Le questionnaire a été adressé à ces derniers. 50 réponses ont été obtenues, tous exploitable soit un taux de réponse de 96,15%. L’étude s’intéresse aux compétences et aux performances des entrepreneurs accompagnés.

Après cette présentation de l’échantillon, il est judicieux de présenter le système d’accompagnement ainsi que la zone d’étude.

III . La présentation du système d’accompagnement et la zone d’étude.

Dans cette partie il sera question d’une brève présentation du système d’accompagnement en étude ainsi que la zone d’étude.

1. La présentation du système d’accompagnement en étude

Il s’agit des jeunes hommes et femmes issus pour la majorité des centres de formation professionnelle. En effet, selon les arguments avancés par l’État ainsi que l’opinion publique, l’enseignement général semble montrer ses limites dans la mesure où les sortants de ce système d’enseignement sont confrontés au problème du chômage. Pour corriger cette anomalie, l’enseignement technique et professionnel semble être la voie à emprunter. Cette voie permettra d’accroître l’employabilité des apprenants et permettra dans le même temps d’améliorer la qualité des services des entreprises. Des actions sont alors suivies pour la réalisation d’une telle intention jugée noble. La plus grande réforme pour soutenir ce secteur est l’adoption en 2008 de la Politique nationale d’enseignement et de formation techniques et professionnelles (PN/EFTP). La deuxième grande réforme est le fait de confier la formation professionnelle au MJPEJ en 2011. Ces réformes ont pour unique but d’améliorer l’employabilité des jeunes en vue de réduire le niveau du chômage. Les jeunes qui ont reçus une formation professionnelle de qualité seront facilement employé s par les entreprises de la place. Ceux qui n’auront pas la chance d’être embauchés, ont aussi une grande possibilité de s’auto-employer, vu qu’ils ont une qualification technique requise dans un métier. Cependant, force est de constater que cette intention, bien que noble, a du mal à tenir la route à un certain moment. En prenant appui sur EMC de 2014 le domaine de la formation technique et professionnelle a enregistré le taux de chômage le plus élevé (18,6%). Ce qui est contraire à l’objectif voulu. Ce n’est donc pas par hasard que le MJPEJ a décidé à partir de 2014 de doter un certain nombre de jeunes ayant une qualification professionnelle des kits d’installation et des fonds de roulement. Ce programme a concerné toutes les treize (13) régions du pays. Débuté en 2014, ce programme est en état de suspension après trois générations de bénéficiaires (2014, 2015 et 2016). Les bénéficiaires du programme sont sélectionnés à partir d’un appel à candidature. Les intéressés constituent leurs dossiers et en déposent au lieu indiqué (chaque (DRJPEJ). Après cette opération, la sélection des candidats se fait sur dossier et les noms des candidats retenus sont affichés. Le MJPEJ fait parvenir les kits dans chaque région. Un fonds dit de roulement est accordé à chaque bénéficiaire, question de préparer le lieu d’installation (location et le courant). Une cérémonie de remise desdits kits est en fin organisée par chaque DRJPEJ. Après la cérémonie de remise, chaque bénéficiaire peut rentrer en possession de ses kits. C’est après quelques temps que les différentes DRJPEJ cherchent à s’enquérir des nouvelles de ces bénéficiaires. Il s’agit d’abord de voir ceux qui ont pu effectivement s’installer et avoir la situation exacte de la nouvelle entreprise. Ensuite, il y a des appuis conseils ainsi que le relèvement des difficultés rencontrées par les jeunes entreprises. Tel est en bref la description du programme d’octroi de kits d’installation. Cette étude porte sur la région des Hauts-Bassins. De ce fait une brève présentation de cette région n’est pas de trop.

2. Présentation de la zone d’étude (la région des Hauts-Bassins)

La région des Hauts-Bassins est une des treize (13) régions que compte le Burkina Faso. Elle est limitée au Nord par la région de la Boucle du Mouhoun, au Sud par la Région des Cascades, à l’Est par la région du Sud-ouest et à l’ouest par la République du Mali. Elle est composée de trois (03) provinces : le Houet, le Kénédougou et le Tuy. La région occupe 9,4% du territoire national, soit une superficie de 25 479 km². La région des Hauts-Bassins est essentiellement caractérisée par deux principales unités topographiques : les plateaux et les plaines auxquels s’ajoutent quelques buttes et collines ainsi que des vallées. La région des Hauts-Bassins est caractérisée par un climat tropical de type nord-soudanien (une partie de la province du Tuy) et sud-soudanien marqué par deux grandes saisons : une saison humide qui dure 6 à 7 mois (Mai à Octobre/Novembre) et une saison sèche qui s’étend sur 5 à 6 mois (Novembre/Décembre à Avril. La région des Hauts-Bassins est bien arrosée car elle bénéficie d’une pluviométrie moyenne annuelle variant entre 800 et 1200 mm.

Dans ce chapitre, le cadre théorique de l’étude a été dressé à savoir les hypothèses, la description des variables, ainsi que le modèle conceptuel. La méthodologie et la présentation de l’échantillon ont été faites. Le chapitre est conclu par la présentation de la zone d’étude.

Cette partie a permis d’assoir les bases conceptuelles et théoriques de la recherche. Elle a aussi dévoilé la méthodologie et a éclairci le système d’accompagnement en étude. La prochaine partie traitera du contexte empirique, les résultats, leur discussion et les implications managériales.

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Cette deuxième partie comportera deux chapitres. Le premier chapitre sera consacré à la restitution des résultats et la vérification des hypothèses. Le deuxième chapitre se penchera sur la discussion des résultats obtenus et les implications managériales.

Chapitre 1 : analyse des résultats

Les données recueillies à travers le questionnaire d’enquête seront analysées en vue de vérifier les hypothèses. Il s’agira principalement des analyses factorielles exploratoires, des analyses factorielles confirmatoires et des analyses bivariées.

I . Analyse factorielle exploratoire

Les entrepreneurs qui ont reçus des kits d’installation en 2014 de la part du MJPEJ ont répondu au questionnaire de l’enquête sur leurs compétences, ainsi que sur leurs performances. A partir de la littérature, trois formes de compétences ont été identifiées à savoir les compétences entrepreneuriales, managériales et fonctionnelles. Pour les performances les items ont été élaborés dans la littérature et en fonction des objectifs des entrepreneurs et ceux du MJPEJ. Au total 33 items ont été présentés. Le but de l’analyse exploratoire est de voir si les items élaborés sont convergents pour donner des informations similaires ou proches. Le logiciel SPSS 25 a été l’outil pour cette analyse exploratoire. Le questionnaire est saisi sur le logiciel sphinx iQ², puis exporté sur le logiciel Excel et en fin exporté sur le logiciel SPSS 25. Une analyse en composante principale a été menée sur les items des compétences d’une part et des performances d’autre part. Les résultats seront donnés par partie. Cette analyse a pour but de voir si les dimensions choisies à travers la littérature concordent avec les données recueillies.

1. Analyse factorielle exploratoire des items sur les compétences

Dans le cadre de cette étude, une revue de littérature a permis de dire que les compétences des entrepreneurs sont tridimensionnelles (entrepreneuriales, managériales et fonctionnelles). Des considérations et les objectifs du programme en étude ont conduit à dresser une liste de performances reparties en performances « quantitatives » et « qualitatives ». Ces variables latentes (compétences et performances) regroupent en leur sein des variables manifestes. L’objectif de l’analyse exploratoire ici est de voir si les variables manifestes expliquent bien les variables latentes. Autrement dit, est-ce que les items qui constituent les compétences ou les performances partagent les mêmes informations qui expliqueraient ces dernières ? A l’issue de l’analyse factorielle, les variables qui ont un pouvoir explicatif faible seront exclues. Avant tout propos, il faut s’assurer de la faisabilité de cette analyse.

2.1 La pertinence et la faisabilité d’entrevoir une analyse factorielle

La matrice de corrélation et les tests de Kaiser, Meyer et Olkin KMO et de sphéricité de Bartlett seront les critères de décision.

2.2.1 Analyse de la matrice de corrélation

Une analyse de la matrice de corrélation indique qu’il y a au moins un coefficient de corrélation significativement différent de zéro (0) c’est-à-dire supérieur à 0,5. Il y a une corrélation minimale entre les variables, ce qui est un point positif pour une analyse factorielle.

2.2.2 Le test Kaiser, Meyer et Olkin KMO

Le KMO apprécie les coefficients de corrélation. L’objectif est de savoir, si les valeurs des coefficients de corrélation sont élevées pour que les variables soient proches. Ce qui permettra de regrouper les variables en une dimension commune. La valeur du KMO proche de 1 indique que les variables partagent assez de variance et que l’analyse factorielle est pertinente. Sa valeur doit être supérieure à 0,5.

2.2.3 Le test de sphéricité de Bartlett.

Ce test analyse le nuage des points et permet de tester également les corrélations entre les variables. Si sa valeur est proche de zéro (0), on dit que le test est très significatif. Lorsque sa valeur est au-dessus de 0,1, le test est rejeté. Les deux tests ont été faits simultanément sous le logiciel SPSS 25 et les résultats sont consignés dans le tableau suivant :

Tableau 2 : résultat des tests KMO et Bartlett

Indice KMO et test de Bartlett

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Source : auteur

Les résultats des deux tests combinés sont satisfaisants. Il y a aussi beaucoup de coefficients de corrélation qui sont significatifs. L’analyse factorielle est alors pertinente et donc faisable. Cela permet donc de se pencher sur l’analyse factorielle pro prement dit.

2.2 Analyse factorielle sur les items des compétences.

Dans cette partie, il s’agira de mener une analyse en composante principale sur les items proposés par la littérature. Chaque compétence est composée de plusieurs items. L’analyse a pour objectif de vérifier que les items tendent vers les mêmes informations et peuvent effectivement être regroupés autour d’un même facteur. Par exemple, l’analyse vérifie si les items qui constituent théoriquement les compétences entrepreneuriales le sont effectivement avec les données récoltées. Après avoir donné les résultats de cette analyse, deux questions peuvent être posées. Quels sont les facteurs à retenir et quels peuvent être leurs noms ?

2.2.1 Les résultats de l’analyse en composante principale

Une analyse en composante principale suivie d’une rotation varimax fut menée sur les items des variables latentes des compétences. La rotation varimax a pour but d’améliorer, la variance de l’analyse en composante principale. Elle donne donc une information plus précise. Il en découle quatre (04) facteurs selon le critère de Kaizer qui retient les valeurs propres qui sont supérieur à l’unité. Toutes les variables présentent une communauté significative (supérieure à 50%). La communauté est la part de la variance de la variable expliquée par les facteurs retenus. Les facteurs sont constitués par un certain nombre de variables. Chaque facteur à une valeur propre. Conformément à notre tridimensionnalité des compétences, une deuxième analyse a été faite en sollicitant expressément trois (03) facteurs. Les résultats de cette dernière analyse sont consignés dans le tableau suivant :

Tableau 3 l:ersésultatdsle’analys feactoriellaevercotationvarimax

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Source : auteur

La communauté fait référence à la qualité de représentation de chaque item. Elle représente la part de la variance de la variable expliquée par les facteurs retenus. Cette valeur doit être supérieure à 50% pour être de qualité. Lorsqu’on retient les facteurs (valeur propre supérieure à un (01) selon le critère de Kaizer), la communauté d’une variable représente sa contribution à l’explication de ces facteurs retenus.

Les loading sont les coefficients de corrélation entre les variables (items) et les facteurs. Ils sont retrouvés dans le tableau de la matrice des composantes principales. Il est difficile de les interpréter en l’état. La rotation varimax a pour but de faciliter l’interprétation de ces coefficients. Sa valeur doit être supérieure à 0,5 pour être représentative.

Les facteurs retenus restituent un certain pourcentage de l’ensemble des informations recherchées : c’est la variance expliquée.

La communauté et le loading permettent de voir les items mal représentés. Ces items sont alors éliminés de l’analyse. Après l’élimination de ces items, les facteurs peuvent ne plus être les mêmes que les facteurs envisagés : c’est la recherche des facteurs à retenir.

2.2.2 Quels facteurs retenir ?

La démarche dans cette partie consiste à observer d’abord les communautés et les loading. Les items qui ont une communauté inférieure à 50% sont d’office éliminés ainsi que les items qui ont un loading significatif dans au moins deux facteurs différents. Après l’élimination des premiers items qui ne respectent pas les conditions, si on relance l’analyse, il y a d’autres items qui présentent des anomalies. Les loading supérieur à 60% qui ont été retenu. Après l’élimination de ces items, il reste huit (08) items sur dix-huit (18). Si les trois facteurs sont toujours maintenus, il faut retenir qu’il y a un bouleversement dans la tridimensionnalité des compétences. En effet, les compétences fonctionnelles sont divisées en deux sous-compétences (compétences financières et compétences marketing- commerciales) et les compétences managériales ont disparu. S’il y a eu un bouleversement des facteurs conformément aux facteurs du départ, on peut se demander quels noms donner aux nouveaux facteurs ?

2.2.3 Quels noms donner aux nouveaux facteurs ?

Les compétences entrepreneuriales gardent leur place, les compétences managériales ont disparu. Les compétences fonctionnelles sont divisées en compétences financières et en compétences marketing & commerciales. Il y a également, l’absence des compétences des ressources humaines dans les compétences fonctionnelles. On peut donc conclure que les compétences des entrepreneurs en étude sont entrepreneuriales et fonctionnelles, et donc bidimensionnelles. Ci-joint la nouvelle structure.

Tableau 4 : les compétences retenues

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Source : auteur

Cette nouvelle structure montre que les compétences des entrepreneurs en étude sont entrepreneuriales et fonctionnelles. Ce qui n’est pas l’effet attendu. On peut donc penser à une validation partielle de la première hypothèse de cette étude. L’analyse factorielle exploratoire montre que les compétences des entrepreneurs en études sont bidimensionnelles, qu’en est-on des performances de ces entrepreneurs ?

2. Analyse factorielle exploratoire des items sur les performances

Il s’agira de suivre pas à pas la même méthodologie que celle adoptée pour les compétences. Les commentaires faits sur les tests et les indices de l’analyse factorielle sur les compétences ne seront pas repris dans cette partie. Les résultats suivis de leurs interprétations seront donnés dans les lignes qui suivront.

2.1 La pertinence et la faisabilité de faire une analyse factorielle

La matrice de corrélation et les tests de Kaiser, Meyer et Olkin KMO et de sphéricité de Bartlett seront les critères de décision.

2.2.1 Analyse de la matrice de corrélation

L’analyse de la matrice de corrélation indique qu’il y a au moins un coefficient de corrélation significativement différent de zéro (0) c’est-à-dire supérieur à 0,5.

2.2.2 Le test Kaiser, Meyer et Olkin KMO et le test de sphéricité de Bartlett

La signification et l’objectif de ces tests sont déjà connus. Les résultats de ces tests sont consignés dans le tableau suivant :

Tableau 5 : résultat des tests KMO et Bartlett pour les performances

Indice KMO et test de Bartlett

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Source : auteur

Les résultats sont largement satisfaisant, les variables constituants la performance sont prêtes à une analyse factorielle.

2.2 L’analyse factorielle

2.2.1 Les résultats del’analyse en composante principale

Une analyse en composante principale suivie d’une rotation varimax a été appliquée aux variables. Trois facteurs sont affichés selon le critère de Kaizer. La même analyse a été reprise en demandant deux facteurs conformément aux deux dimensions de la performance. Les résultats de cette analyse sont consignés dans le tableau suivant.

Tableau 6 l:ersésultatdsle’analysfeactorielle

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Source : auteur

2.2.2 Quels facteurs retenir ?

La même démarche que dans le cas de l’analyse des compétences a été appliquée. Dans cette analyse la structure dimensionnelle des performances est respectée après l’élimination des items qui ne respectent pas les conditions.

2.2.3 Quels noms donner aux facteurs ?

Le nom de chaque facteur reste celui qui a été attribué dès le départ. Ci-jointe, la nouvelle structure.

Tableau 7 : les performances retenues

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Source : auteur

La nouvelle structure montre que les performances des entrepreneurs en études sont « quantitatives » et « qualitatives ». Ce qui est l’effet attendu. On peut donc penser à une validation de l’hypothèse 2 de cette étude.

On conclut alors que les entrepreneurs en étude ont des compétences bidimensionnelles ainsi que des performances bidimensionnelles. Pour que cette conclusion soit valide, il faut s’assurer de l’ajustement entre le modèle conçu et les données récoltées ainsi que la fiabilité des échelles : c’est l’analyse factorielle confirmatoire.

II . Analyse factorielle confirmatoire

Comme son nom l’indique, il s’agit de confirmer la structure obtenue par l’analyse précédente. Un certain nombre de tests seront développés à travers le logiciel Amos 23. Deux tests seront essentiellement faits. Il s’agira d’un test sur les indices d’ajustement et un autre test sur les indices de fiabilité des échelles.

1. Les indices d’ajustement

Nous allons mettre l’accent sur les indices d’ajustement absolus et les indices d’ajustement incrémentaux. Les indices d’ajustement absolus permettent de vérifier s’il y a une ressemblance entre le modèle conçu et les données récoltées. Les indices d’ajustement incrémentaux permettent de comparer le modèle testé à un modèle de base. Ces indices doivent tendre vers les indices du modèle de base. Le tableau suivant résume ces indices avec leur seuil d’acceptation. Ces indices sont les indices les plus utilisés dans la littérature (Chauvet, 2003)

Tableau 8 : les indiceds’ajustement

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Source : dans le cadre de cette étude

Le khi-deux teste l’hypothèse d’indépendance entre les matrices de covariances observées et estimées. Plus le khi-deux est petit, plus le nombre de degrés de liberté (ddl) est élevé et plus l’ajustement global est satisfaisant. Cependant, la valeur du khi-deux est associée à la taille de l’échantillon. Si l’échantillon est de grande taille, la valeur du khi-deux à tendance à être grande.

Le GFI est égal au rapport entre le minimum de la fonction et la valeur initiale de cette fonction.

L’AGFI est un GFI ajusté pour prendre en considération le nombre de paramètres estimés.

Le RMSEA mesure l'erreur moyenne d'approximation attachée au modèle spécifié.

Le RMR correspond à la racine de la moyenne des carrés des résidus.

Le CFI compare la matrice de covariances estimées à celle d’un modèle de base.

Le NFI représente la proportion de la covariance totale entre les variables expliquées par le modèle testé, lorsque le « modèle de base » est pris en référence.

Le respect de ces seuils indique un bon ajustement entre le modèle conçus et les données récoltées. La vérification de ces indices sera appliquée aux compétences et aux performances ainsi que la structure compétences-performances.

2.1 Les indices d’ajustement des variables liées aux compétences

Le tableau suivant résume les indices d’ajustement liés aux compétences

Tableau 9 l:eisndiceds’ajustemenltiés aux variables des compétences

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Source : auteur

Tous les indices associés à l’ajustement du modèle ont des valeurs satisfaisantes et par conséquent, on peut affirmer que le modèle spécifié s’ajuste correctement avec les données récoltées.

2.2 Les indices d’ajustement des variables liées aux performances

Le tableau suivant résume les indices d’ajustement liés aux performances

Tableau 10 : les indices d’ajustement liés aux variables des performances

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Source : auteur

Les indices associés à l’ajustement du modèle ont des valeurs satisfaisantes et par conséquent on peut affirmer que le modèle spécifié s’ajuste correctement avec les données récoltées.

2. Les indice de fiabilité

Il s’agit dans cette partie de savoir si les variables qui sont regroupées en facteurs expliquent bien ce dernier. En d’autres termes est-ce-que les variables sont assez proches pour expliquer le même phénomène. Pour y arriver, l’Alpha de Cronbach sera utilisé comme instrument de mesure. Si les variables expliquent un même phénomène, cet indice doit tendre vers l’unité. L’Alpha de Cronbach étant considéré comme très sensible, le rhô de Jöreskog sera calculé également. L’alpha de Cronbach est obtenu sur le logiciel SPSS mais le rhô de Jöreskog sera calculé. Sa formule est la suivante :

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Ce sont les loadings issus de l’analyse factorielle confirmatoire qui sont utilisés pour les calculs.

2.1 Les indices de fiabilité des échelles des compétences

Ces indices constitués de l’alpha de Cronbach et du le rhô de Jöreskog sont présentés dans le tableau suivant :

Tableau 11 : les indices de fiabilité des échelles des compétences

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Source : auteur

Les valeurs les plus proches de l’unité donne une bonne fiabilité. Ces valeurs sont satisfaisantes à partir de 0,7. On peut alors affirmer que les échelles de mesure des compétences sont bien fiables.

En plus de l’ajustement et la fiabilité des échelles, il faut remarquer que les liens entre les items et les facteurs sont au moins significatifs. Les CR (le t de student) sont largement supérieurs à 1,96 et les probabilités sont inférieur à 0,05.

La nouvelle structure des compétences issue de l’analyse factorielle exploratoire obéit aux indices d’ajustement ainsi que ceux de la fiabilité des échelles. La deuxième analyse confirme donc cette structure. Par conséquent, on peut affirmer que les compétences des entrepreneurs en étude sont entrepreneuriales et fonctionnelles et donc bidimensionnelles.

2.2 Les indices de fiabilité des échelles des performances

Ces indices constitués de l’alpha de Cronbach et du rhô de Jöreskog sont présentés dans le tableau suivant :

Tableau 12: les indices de fiabilité des échelles des performances

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Source : auteur

Les performances « qualitatives » ont un rhô de Jöreskog pas satisfaisant ˂0,7. Par contre cet indice est très satisfaisant pour les performances « quantitatives ».

En plus de l’ajustement et la fiabilité des échelles, il faut remarquer que les liens entre les items et les facteurs sont au moins significatifs. Les CR (le t de student) sont largement supérieurs à 1,96 et les probabilités sont inférieur à 0,05 pour les performances « quantitatives ». L’ensemble de ces indices sont des minimas pour les compétences « qualitatives ». Nous penchons vers une invalidation de la structure des performances qualitatives contrairement à celles « quantitatives » qui sont bien en place.

La nouvelle structure des performances issue de l’analyse factorielle exploratoire o béit partiellement aux indices d’ajustement et obéit à ceux de la fiabilité des échelles. La deuxième analyse ne confirme donc pas cette structure. Par conséquent on peut affirmer que les performances des entrepreneurs en étude ne sont que « quantitatives ».

III . La validation prédictive de la structure compétence-performance

1. La spécification du modèle

Figure 2 : le modèle à estimer

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Source : auteur

Le modèle à estimer comporte cinq (05) variables latentes. Chaque variable latente est mesurée par des variables manifestes puisqu’elles ne peuvent pas être observées directement. Par exemple, pour obtenir les compétences financières, il faut passer par le CF1 et le CF2 (confère figure 2). Les équations qui lient les variables latentes aux variables manifestes sont dites équations de mesures. Après avoir mesuré les variables latentes, le modèle cherche à estimer les corrélations entre ces variables latentes. Ces équations sont dites équations de structures. Plus précisément, le modèle cherche à identifier l’influence des compétences sur les performances des entrepreneurs. La significativité des liens est observée à travers les coefficients de corrélation et confirmé par le t de student (sa valeur doit être supérieure à 1,96 et sa probabilité doit être inférieur à 0,05). Les corrélations qui ne respecteront pas ces conditions sont dites non significatives. Dans le cas d’une régression, l’ajustement du modèle est observé à travers la valeur du R². Dans le cas d’une analyse factorielle confirmatoire, l’ajustement du modèle est observé à travers un certain nombres d’indices. Le point suivant donnera les résultats de l’estimation.

2. Les résultats de l’estimation

Il s’agit dans cette partie de vérifier l’influence des compétences sur les performances des entrepreneurs. Les indices d’ajustement sont moyennement satisfaisants dans leur ensemble. La variance expliquée par le modèle est de 50,5%. Ce taux est supérieur au seuil généralement admis qui est de 20% ( Nkakleu et al., 2013a). En observant les liens, on se rend compte qu’il y a une influence positive et significative entre les compétences entrepreneuriales et les performances « quantitatives ». Les compétences fonctionnelles (financière, marketing et commerciale) influencent positivement la performance « quantitative », mais le lien n’est pas significatif. Il n’y a presque pas d’effet des compétences entrepreneuriales sur la performance qualitative. Ce qui n’est pas étonnant puisque les performances qualitatives relèvent beaucoup plus du management. Les compétences fonctionnelles influencent à peine positivement la performance qualitative. Le tableau suivant dresse l’ensemble des indices d’ajustement de la structure compétences- performances.

Tableau 13 : les indices d’ajustement de la structure compétences-performances.

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Source : auteur

Les indices GFI et AGFI sont proches des seuils d’acceptabilités sans l’atteindre. Le modèle conçu est proche des données récoltées et est donc acceptable.

L’ensemble des résultats est consigné dans le tableau ci-après.

Tableau 14 : synthèse des résultats et vérification des hypothèses

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Source : auteur

Les hypothèses étant vérifiées, le prochain chapitre abordera la discussion des résultats et leurs implications.

Chapitre 2 : Discussion des résultats, leurs implications et les limites & perspectives

Cette partie a pour objectif de discuter les résultats, de donner quelques implications managériales et de dégager les limites et les perspectives.

I . Discussion des résultats

Les résultats obtenus après l’analyse seront discutés dans cette partie. Trois (03) résultats ont été essentiellement obtenus. Il s’agit de l’acquisition des compétences, la réalisation des performances et le lien positif des compétences sur les performances.

1 . Le résultat 1 : les entrepreneurs en étude ont acquis des compétences entrepreneuriales et fonctionnelles et sont en quête des compétences managériales.

Selon Chandler et Jansen (1992) cités et renforcés par Laviolette et Loué (2007) les compétences des entrepreneurs sont tridimensionnelles : à savoir les compétences entrepreneuriales, managériales et fonctionnelles. De nombreux, auteurs confirment que l’accompagnement entrepreneurial a des effets sur les compétences des entrepreneurs. (Bayad et al., 2013 ; Dokou, 2001). Mieux Paturel et Masmoudi (2005), rapportent dans leur article que l’accompagnement permettrait d’augmenter la survie des entreprises. Empiriquement (Nkakleu et al., 2013a) ont trouvé que les PME en démarrage au Sénégal et au Cameroun ont des compétences tridimensionnelles (entrepreneuriales, managériales et technico-fonctionnelle). Pour le cas des entrepreneurs en étude, cette tridimensionnalité n’est pas respectée. L’explication que l’on peut donner est celle apportée par Song-naba (2012) et Hien (2002) à savoir que les entrepreneurs burkinabè sont pour une grande partie des entrepreneurs par nécessité et ne sont pas dans une situation d’exploitation d’opportunités. Fayolle et Nakara (2010), avaient signalé également la particularité de ces types d’entrepreneurs. Dokou (2001) pour sa part a fait savoir que l’entrepreneur est confronté à beaucoup de défis. Il est seul face à plusieurs activités, il doit bosser plusieurs heures par jour. En plus, Sammut (2003) fait savoir que l’accompagnement ne consiste pas à donner des informations à l’accompagné mais, il s’agit d’un travail interactif qui a besoin d’une participation active de l’accompagné. Si l’accompagné est un entrepreneur par nécessité il va s’en dire qu’il ne sera pas à mesure de faire face à ces entraves pour acquérir des compétences. C’est de cette manière que l’on peut expliquer théoriquement le déficit des compétences des entrepreneurs accompagnés. En pratique, certains entrepreneurs n’ont pas fait des études, ni des stages leur permettant d’acquérir des compétences managériales et des ressources humaines. Aussi, l’explication peut provenir du fait que l’accompagnement du MJPEJ n’a pas été suffisant pour que les entrepreneurs puissent assimiler toutes les compétences. La jeunesse des entreprises étudiées est un point non négligeable dans l’explication des déficits en compétences managériales.

2. Le résultat 2 : les entrepreneurs en étude ont réalisé des performances « quantitatives » avec une insuffisance en performance « qualitatives ».

Les entrepreneurs accompagnés ont réalisé des performances « quantitatives ». Quant aux performances « qualitatives », les résultats ne sont pas satisfaisants. Il convient de faire les observations suivantes. L’objectif du MJPEJ à travers cette aide à l’entrepreneuriat est de lutter contre le chômage et le sous-emploi. Les performances « quantitatives » ont été élaborées dans ce dessein. Les résultats révèlent que les entrepreneurs ont pu créer des emplois permanents, sont arrivés à percevoir une rémunération et ont un chiffre d’affaire mensuel. D’autre part, il y a la pérennité de la nouvelle entreprise qui est en jeu. Les performances « qualitatives » sont élaborées à cet effet. Les résultats ont révélé que les entrepreneurs s’efforcent tant bien que mal pour respecter les délais de leur clientèle, satisfaire leur clientèle et font de leur mieux pour que le taux de conformité de leurs produits et/ou services soit le plus élevé possible. Ces résultats sont encourageants. Toutefois, la plupart de ces entreprises sont de petites tailles. Les termes emploi, prélèvement du promoteur et de chiffre d’affaires sont alors pris dans ce sens. Les apprentis sont comptés parmi les employés. Certains entrepreneurs (une grande partie) peinent à atteindre le salaire minimal. Sonda et Younes (2015) soulignent que dans la littérature « positiviste », la performance des structures d’accompagnement est mesurée par la survie des entreprises accompagnées, le nombre d’emplois que l’entreprise accompagnée a créé, ainsi que la richesse créée par les entreprises accompagnées. Dans cette situation l’évaluation en terme de survie, de création d’emplois et de richesses est difficilement mesurable. Pour ce qui est du nombre d’emploi créés Sammut (2001) souligne que l’impact de la création d’entreprises en termes d’apport net d’emplois reste difficile à mesurer et mérite quelques précautions d’analyse. En effet, d’après le processus d’identification mené par le DRJPEJ, auprès des entrepreneurs, il n’a pas été possible de donner le taux de mortalité des entreprises créées. Nous avons mené une enquête parallèle sur les mêmes entrepreneurs et nous pouvons confirmer que cinquante-sept (57) entreprises sur cent (100) étaient clairement en activité (à peine quatre année d’activité pour la majorité). Les performances identifiées sont à prendre avec réserve, puisqu’elles se base sur les entreprises qui ont plus ou moins réussi. Le reste des entreprises [quarante-trois (43)] dont nous n’avons pas eu de trace pouvaient influencer très fortement les résu ltats. D’ailleurs, parmi ces dernières il y a peu de chance d’avoir des entreprises en vie. Cette dernière analyse est aussi valable pour les compétences.

(Nkakleu et al., 2013a) ont trouvé empiriquement que les PME en démarrage au Sénégal et au Cameroun ont réalisé des performances mitigées. Ils ont expliqué ce résultat par la taille des entreprises (petite taille) et l’âge de ces dernières (entreprise en démarrage). Cette explication reste valable pour les entrepreneurs en étude. Ce sont des entreprises nouvellement créées, dont les plus anciennes ont à peine quatre ans au moment des enquêtes. C’est également des petites entreprises individuelles. La petitesse de la taille des entreprises et la jeunesse de leurs âges, sont deux éléments qui handicapent ces entreprises dans un contexte de concurrence.

Cette étude s’aligne, derrière Belley, Dussault & Lorrain (1998) qui stipule que les compétences sont les meilleurs déterminants de la performance en entrepreneuriat. De ce fait, le déficit des compétences conduit naturellement au déficit des performances. Ainsi, l’étude renforce le courant de recherche qui met les compétences en avant pour expliquer les performances en entrepreneuriat.

3. Le résultat 3 : les compétences acquises ont une influence positive sur les performances réalisées.

Les compétences sont les meilleurs déterminants de la performance des entreprises Belley, Dussault & Lorrain (1998). De nombreux auteurs en entrepreneuriat soutiennent cette thèse. Nkakleu et al., (2013a) ont confirmé cette thèse empiriquement sur quatre cents quatre-vingt-douze (492) entrepreneurs camerounais et sénégalais. Cette étude a montré que les compétences entrepreneuriales influencent positivement et significativement les performances quantitatives. Les autres liens s’avèrent non significatifs. L’explication théorique possible est la suivante : les compétences managériales et ressources humaines devaient participer avec les autres compétences afin de pouvoir influencer significativement les performances des entreprises. C’est donc le déficit de ces dernières et le fait que les compétences fonctionnelles ont été scindées en deux qui ont rendu les liens non significatifs. Cela confirme alors la thèse selon laquelle les compétences déterminent les performances en entrepreneuriat (Laviolette, Loué, 2006). Quels sont les implications de ces résultats ?

II . Les implications des résultats

Ces résultats conduisent à formuler des recommandations.

1. Les recommandations

Les recommandations sont de deux ordres, conformément aux parties prenantes.

1.1 Les recommandations formulées à l’endroit du MJPEJ

Tout au long de cette recherche, le constat est que l’accompagnement des jeunes entrepreneurs est nécessaire voire obligatoire dans certains cas (les entrepreneurs par nécessité).

La première des choses est la poursuite de l’accompagnement, avec des conditions. En effet, l’article de Sonda et Younes (2015) rapporte que la littérature des « bonnes pratiques » pose deux conditions pour la réussite des entrepreneurs accompagnés. Primo, pour réussir, l’incubateur doit avoir des critères de sélection des incubés. Ces critères viseront à cerner la capacité du porteur du projet à réussir en affaire. Ce sont les compétences entrepreneuriales qui sont alors visées. Secundo, l’incubateur doit offrir des meilleurs services possibles aux porteurs de projets. Ces services doivent être diversifiés et répondre aux besoins du porteur de projet.

Deuxièmement l’étude a révélé un déficit de compétences en management et en ressources humaines. Il est alors nécessaire de donner aux entrepreneurs accompagnés une formation axée sur ces deux compétences, ou les placer en stage où ils apprendront ces compétences. En effet, la littérature récente (à partir des années 90) affirme que les compétences sont les meilleurs déterminants de la performance des entreprises Laviolette et Loué (2006). Les formations groupées en deux (02) ou trois (03) jours sont bien indiquées mais restent très insuffisant. Un suivi individualisé permet de bien comprendre les difficultés de l’accompagné et de l’aider à créer un chemin lui-même vers la réussite Sammut (2003).

Troisièmement, au moment des entretiens certains entrepreneurs étaient en difficultés financières et matérielles pour répondre adéquatement à la demande des clients. Or, ce qui a incité la mise en place de ce programme est que ces types d’entrepreneurs sont jugés insolvables par les banques. La solution qui reste c’est le recours à l’accompagnement informel, là aussi certains n’en bénéficient pas. Une deuxième intervention est alors nécessaire pour ceux qui sont en difficultés et cela pour éviter l’effet contraire de l’aide.

La prise en compte de ces trois éléments par le MJPEJ donnera une meilleure phase de survie et une bonne qualité des entreprises accompagnées. Cette bonne qualité des entreprises accompagnées ne saurait être durable sans la participation effective des entrepreneurs accompagnés.

1.2 Les recommandations formulées à l’endroit des entrepreneurs accompagnés

Comme le dit un proverbe mooré « lorsqu’on lave ton dos, il faut faire des efforts pour laver ton visage ». S’il y a des manquements qui ont contribué aux résultats observés, la faute ne revient pas entièrement au MJPEJ.

Pour Dokou (2001), le processus d’accompagnement fait apparaître les interactions entre les disciplines de manière concrète. Ainsi, l’entrepreneur est obligé d’être commercial, financier, technicien ou négociateur. Ceci dit, la tâche qui attend l’entrepreneur est lourde. L’étude recommande donc aux entrepreneurs une très bonne concentration et de questionner les personnes indiquées dans le but d’avoir le maximum de bagages. C’est probablement le manque de ce travail qui a contribué au déficit des compétences managériales et de gestion des ressources humaines et qui a négativement impacté les performances.

La deuxième recommandation est la suivante : les entrepreneurs doivent dépasser le niveau de l’entrepreneuriat par nécessité comme l’ont décrit Song-naba (2012) et Hien (2002). En effet, l’entrepreneuriat par nécessité fait que le promoteur se contente de s’auto-employer et ne vise pas une croissance ni une extension. Au pire, ces types d’entrepreneurs peuvent facilement se retrouver au chômage (faillite de leur entreprise). C’est l’effet contraire de l’aide et il est plus douloureux que le chômage initial. Mieux Nzaou (2015) montre que l’entrepreneuriat par nécessité a contribué négativement à la formation du Produit Intérieur Brut (PIB) du Congo. Il convient donc d’être des entrepreneurs convaincus, qui cherchent et exploitent des opportunités et qui sont prêts à relever des grands défis pour espérer des performances louables.

Après les recommandations faites à l’endroit du MJFIP et à l’endroit des entrepreneurs accompagnés, il y a lieu de s’intéresser aux contributions, aux limites et aux perspectives avant de conclure cette recherche.

III . Contributions, limites et perspectives

Il s’agit de souligner les contributions et les limites de la recherche et de dégager des perspectives pour des recherches futures.

1. Les contributions

Sur le plan théorique, cette étude a vérifié empiriquement la tridimensionnalité des compétences des entrepreneurs de Laviolette et Loué, (2006). Cette tridimensionnalité s’aligne dans la lignée de Chandler et Jansen (1992). Seulement dans le contexte de l’étude les compétences sont bidimensionnelles. Cette dimensionnalité des compétences peut être expliquée par l’entrepreneuriat par nécessité d’une part et le fait que les entrepreneurs n’ont pas eu assez d’expériences pour assimiler toutes les compétences.

L’étude a aussi souligné les performances des entreprises accompagnées. L’article de Sonda et Younes (2015) indique que la performance des entreprises accompagnées peut être mesurée à travers la survie, les richesses créées, et le nombre d’emplois créés selon la littérature « positiviste ». Ces indicateurs, dont cette étude a baptisé sous le nom de performances « quantitatives » sont visibles à travers les analyses factorielles. Quant aux performances dites « qualitatives », qui sont très importantes pour la pérennité de l’entreprise ne sont pas visibles à travers la même analyse. Les performances de ces entrepreneurs sont partiellement satisfaisantes.

L’étude s’aligne également à la thèse selon laquelle, les compétences alimentent les performances de l’entreprise Belley, Dussault & Lorrain (1998). Cette corrélation est seulement vérifiée entre les compétences entrepreneuriales et les performances quantitatives. Les autres corrélations qui sont non significatives sont probablement dues au déficit de compétences. Cette conclusion renforce l’influence positive des compétences sur les performances. Ce qui est conforme au travaux de (Nkakleu et al., 2013a).

Sur le plan pratique l’étude révèle que les entrepreneurs bénéficiaires des kits d’installation de la région des Hauts-Bassins ont des carences en compétences managériales et en ressources humaines. Le taux de survie des entreprises accompagnées estimé entre 70 et 85% cinq ans après la création n’a pas été atteint par le MJPEJ. Les entreprises qui ont survécu, ont pu réaliser des performances quantitatives dans leur majorité. Toutefois, certains sont au bout du souffle et espèrent de la part du MJPEJ une intervention de renforcement. Le MJPEJ doit fournir beaucoup plus d’effort pour que cet accompagnement produise plus de résultats.

2. Les limites

L’étude s’adressait à une population de cent (100) individus, mais au final cinquante-deux (52) étaient disponibles et c’est cinquante (50) entrepreneurs qui ont effectivement répondu au questionnaire. La première limite est liée à la petitesse de la taille de l’échantillon.

Les entrepreneurs en étude ont reçu leurs kits en 2014, mais ce n’est qu’en 2017 que certains (un petit nombre) ont pu installer leurs entreprises. Ce qui peut fausser l’analyse, puisque ce sont des entrepreneurs qui ont au moins 3 ans d’expériences qui étaient visés par la recherche.

Cette recherche est une étude de cas et les résultats sont naturellement limités. L’étude s’apparente un peu à une recherche clinique. En effet, nous faisons partie des personnelles du MJPEJ. Après les entretiens, certains exposent leurs difficultés, avec pour intention que nous les transmettions aux autorités. Somme toute, les résultats de cette recherche se limitent aux bénéficiaires des kits d’installation et de fonds de roulement.

La dernière limite tient aux items choisis. La division des compétences ainsi que les items sont issus du référentiel de compétence de Laviolette et Loué (2006). Toutefois, la sélection est faite de façon unilatérale et est donc sujette à des subjectivités.

Aussi de façons générale ce travail de recherche n’a pas été réalisé sans difficultés. L’objectif visé dans cette recherche n’était pas de se limiter à la région des Hauts-Bassins. Mais les ressources (financières et humaines) n’ont pas permis d’étendre l’étude dans toutes les régions du Burkina Faso. Confronté, à un refus des structures d’aide à l’entrepreneuriat (fonds de financements), de fournir la liste des entrepreneurs, le thème a été réorienté. Toutefois, ces difficultés n’ont pas entamé notre détermination dans la recherche.

Nonobstant ces limites, les résultats de cette recherche peuvent être utile, aussi bien pour le monde de la recherche que du monde de la pratique.

3. Les perspectives

Au regard des résultats obtenus, il sera très intéressant de constituer dans le futur, deux échantillons en vue de faire une comparaison. Un échantillon, contenant les entrepreneurs accompagnés et un autre échantillon contenant des entrepreneurs non accompagnés. Cela donnera une bonne appréciation de l’accompagnement du MJPEJ.

Aussi, cette même étude peut être conduite sur les entrepreneurs qui ont reçus, les autres formes d’accompagnement du MJPEJ. Cela permettra de voir le plus pertinent d’entre ces formes d’accompagnement.

Une autre perspective est de voir pourquoi, certains bénéficiaires n’ont pas pu installer leurs entreprises et par extension qu’est ce qui a entrainé la fermeture ou l’abandon de certains bénéficiaires en cours de route ? Cela va sans doute contribuer à une bonne orientation de l’accompagnement.

Cette partie a permis d’analyser les données issues des enquêtes auprès des entrepreneurs en étude. Ces analyses ont permis d’obtenir des résultats, lesquels résultats ont permis à leur tour de vérifier les hypothèses. La discussion des résultats a été suivie par les implications managériales, les contributions, ainsi que les limites et perspectives.

CONCLUSION GENERALE

Ce qui a valu ce document est la mesure des compétences et des performances des entrepreneurs accompagnés par le MJPEJ, plus précisément les bénéficiaires des kits d’installation de l’année 2014 dans la région des Hauts-Bassins. L’insuffisance de cette thématique dans la littérature africaine et son absence dans la littérature burkinabè ainsi que la volonté de rendre d’une part l’accompagnement du MJPEJ plus efficace et d’autre part la volonté d’éclairer les entrepreneurs potentiels ou en situation ont été les principales motivations de cette recherche. Des auteurs avaient déjà dressé la typologie de l’entrepreneur burkinabè. Cette recherche s’est appuyée sur cela et d’autres dans la littérature. On remarque une diversité de formes d’accompagnement entrepreneuriales dans le pays. Cette forme n’est qu’un type.

Dans la littérature, même si elle est récente (autour des année 70) une grande importance est accordée à la recherche en entrepreneuriat. Et plus récent encore est le phénomène de l’accompagnement entrepreneurial (autour des années 2000). Selon la théorie que cette étude s’aligne, l’accompagnement devrait déboucher sur les compétences des entrepreneurs accompagnés et ces compétences influenceront positivement les performances. Pour mener à bien cette recherche, une liste de cinquante-deux (52) entrepreneurs a été obtenue auprès de la DRJPEJ/HB pour collecter des informations y relatives. Le questionnaire d’enquête est constitué de trente-trois (33) items. Ces items sont présentés sous forme d’échelle de likert à cinq (05) points. Ces items ont été choisis en fonction des questions de recherche et des hypothèses de recherche. Le questionnaire est saisi sous le logiciel sphinx iQ², imprimé et distribué aux entrepreneurs en étude. Les données recueillies ont été saisies sur le même logiciel puis exportées sur le logiciel Excel.

La méthodologie choisie pour la vérification empirique des données est l’analyse factorielle sous les logiciel SPSS.25 et AMOS.23. Le logiciel SPSS est utilisé pour une analyse exploratoire en vue de constituer une structure adéquate. Le logiciel AMOS est utilisé pour confirmer la structure spécifiée.

De ces analyses, il ressort que les bénéficiaires de kits de l’année 2014 dans la région des Hauts-Bassins ont des compétences entrepreneuriales et fonctionnelles (à noter que les compétences en ressources humaines sont absentes dans les compétences fonctionnelles).

Les compétences managériales sont carrément absentes. Il ressort également que ces entrepreneurs ont réalisé des performances « quantitatives ». Aussi, on peut noter que les compétences entrepreneuriales influencent positivement et significativement les performances de l’entreprise, les autres liens étant non significatifs. Ces résultats impliquent un certain nombre de recommandations aussi bien à l’endroit du MJFIP qu’à l’endroit des entrepreneurs étudiés. La recherche a fait des contributions théoriques et pratiques. Les limites ont été soulignées, de même que les perspectives aussi ont été dégagées.

Bibliographie :

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34. Song-naba, F., (2012) « ENTREPRENEURS DU BURKINA FASO : PROFILS, LOGIQUES ET DYNAMIQUES » Les actes de la SEDECO, juillet.

TABLE DES MATIERES

DEDICACE

REMERCIEMENTS

RESUME

SOMMAIRE

LISTE DES TABLEAUX

LISTE DES FIGURES

SIGLES ET ABREVIATIONS

INTRODUCTION GENERALE

PREMIÈRE PARTIE : LE CADRE CONCEPTUEL ET THÉORIQUE ET LES ORIENTATIONS MÉTHODOLOGIQUES

Chapitre 1 : cadre conceptuel et la revue de la littérature
I. Cadre conceptuel
1. Entrepreneuriat
2. Compétences
3. Incubateur
II. Revue de la littérature
1. L’accompagnement entrepreneurial
2. L’évaluation des structures d’accompagnement
3. Les compétences entrepreneuriales
4. L’entrepreneur burkinabé : quelle typologie ?

Chapitre 2 : Cadre théorique de l’étude, la méthodologie et la présentation de l’échantillon et de la zone d’étude
I. Le cadre théorique de l’étude
1. Les hypothèses de recherche
2. Les variables et leurs mesures
2.1 Les variables dépendantes
2.2 Les variables intermédiaires
2.2.1 Les compétences entrepreneuriales
2.2.2 Les compétences managériales
2.2.3 Les compétences fonctionnelles
3. Les variables indépendantes
4. Le modèle conceptuel
II. Le choix de la posture épistémologique, le rappel de la méthodologie et la présentation de l’échantillon
1. Le choix de la posture épistémologique
2. Rappel de la méthodologie
3. La présentation de l’échantillon
III. La présentation du système d’accompagnement et la zone d’étude
1. La présentation du système d’accompagnement en étude
2. Présentation de la zone d’étude (la région des Hauts-Bassins)

DEUXIÈME PARTIE : LE CONTEXTE EMPIRIQUE, LES RÉSULTATS, LEUR DISCUSSION ET LES IMPLICATIONS MANAGÉRIALES

Chapitre 1 : analyse des résultats
I. Analyse factorielle exploratoire
1. Analyse factorielle exploratoire des items sur les compétences
2.1 La pertinence et la faisabilité d’entrevoir une analyse factorielle
2.2.1 Analyse de la matrice de corrélation
2.2.2 Le test Kaiser, Meyer et Olkin KMO
2.2.3 Le test de sphéricité de Bartlett
2.2 Analyse factorielle sur les items des compétences
2.2.1 Les résultats de l’analyse en composante principale
2.2.2 Quels facteurs retenir ?
2.2.3 Quels noms donner aux nouveaux facteurs ?
2. Analyse factorielle exploratoire des items sur les performances
2.1 La pertinence et la faisabilité de faire une analyse factorielle
2.2.1 Analyse de la matrice de corrélation
2.2.2 Le test Kaiser, Meyer et Olkin KMO et le test de sphéricité de Bartlett
2.2 L’analyse factorielle
2.2.1 Les résultats de l’analyse en composante principale
2.2.2 Quels facteurs retenir ?
2.2.3 Quels noms donner aux facteurs ?
II. Analyse factorielle confirmatoire
1. Les indices d’ajustement
2.1 Les indices d’ajustement des variables liées aux compétences
2.2 Les indices d’ajustement des variables liées aux performances
2. Les indice de fiabilité
2.1 Les indices de fiabilité des échelles des compétences
2.2 Les indices de fiabilité des échelles des performances
III. La validation prédictive de la structure compétence-performance
1. La spécification du modèle
2. Les résultats de l’estimation

Chapitre 2 : Discussion des résultats, leurs implications et les limites & perspectives
I. Discussion des résultats
1. Le résultat 1 : les entrepreneurs en étude ont acquis des compétences entrepreneuriales et fonctionnelles et sont en quête des compétences managériales
2. Le résultat 2 : les entrepreneurs en étude ont réalisé des performances « quantitatives » avec une insuffisance en performance « qualitatives »
3. Le résultat 3 : les compétences acquises ont une influence positive sur les performances réalisées
II. Les implications des résultats
1. Les recommandations
1.1 Les recommandations formulées à l’endroit du MJPEJ
1.2 Les recommandations formulées à l’endroit des entrepreneurs accompagnés
III. Contributions, limites et perspectives
1. Les contributions
2. Les limites
3. Les perspectives

CONCLUSION GENERALE

Bibliographie :

TABLE DES MATIERES

Annexes

Annexes

Annexen°1 : le modèle estimé

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Annexe 2 : le questionnaire d’enquête

Ce questionnaire est adressé dans le but d’un mémoire en master recherche en Sciences de gestion à l’Université aube nouvelle de Bobo-Dioulasso.

Université Aube Nouvelle

Établissement privé d’enseignement supérieur Université Aube Nouvelle

Arrêté n°2012/396/MESS/DGESR, portant autorisation de mutation de l’Institut

Supérieur d’Informatique et de gestion (ISIG-INTERNATIONAL) en Université

Abbildung in dieser Leseprobe nicht enthalten

6 1=possède tout à fait cette compétence, 2= possède cette compétence mais en dessus de la moyenne, 3=possède moyennement cette compétence, 4=possède cette compétence mais en dessous de la moyenne, 5= ne possède pas du tout cette compétence

Abbildung in dieser Leseprobe nicht enthalten

[...]


1 Les fonds d’emploi : performance et impact, BIT (2012) p.3

2 C’est exactement le cas pour les différents systèmes d’accompagnement du MJFIP dont celui en étude.

3 C’est aussi un des objectifs du système d’accompagnement en étude

4 L’approche de l’entrepreneur par les « traits » est toujours étudiée par quelques chercheurs

5 Cité Laviolette, et Loué, 2007

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Seiten
78
Jahr
2019
Sprache
Französisch
Katalognummer
v506295
Note
Schlagworte
compétences entrepreneurs accompagnés performances bénéficiaires des kits d’installation Hauts-Bassins L’entrepreneuriat

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Titel: Les compétences et les performances des entrepreneurs dans un système d’accompagnement. Le cas des bénéficiaires des kits d’installation dans la région des Hauts-Bassins.